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Synthèse du mois de mai (RTF)

En 13 pages, une synthèse des débats ayant eu lieu sur les forums et sur HD-expats. Format rtf pour ceux qui veulent copier/coller/réutiliser etc. Pour les autres, une jolie version pdf est disponible, ou une version html (avec les liens qui s'ouvrent quand on cliquent dessus... c'est beau la technologie).

NB: Ceci est une transcription plus ou moins fidèle. Pour consulter le document dans son format d'origine, cliquez sur l'onglet « télécharger ».

http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/
mai 2005

- Etats g n raux de la recherche -
- CLoEG virtuel jeunes chercheurs -
Synth se globale de la mi-mai

Ce texte est une premi re tentative de synth se pour faire le point sur les questions trait es, celles qui demandent encore une discussion, et celles qui ont t peu ou pas d battues.
Le plan suit les 7 forums du site http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/
Cette synth se est disponible dans le site pr -cit , en formats rtf, pdf et html :
http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/wiki/SyntheseGlobales/
Une liste d'acronymes et d'URL utilis s se trouve en fin de document (les liens sont "cliquables" dans la version html).
Forum 1 : Le doctorat
1- Financement du travail de recherche du doctorant
2- Quels statuts pour le jeune chercheur pr parant un doctorat ?
3- Quelle souplesse et quel contr le pour la dur e de la th se ?
4- coles doctorales
5- Le doctorat en formation continue
6- Questions en suspens
Probl mes en d bat
Probl mes peu ou pas trait s
Forum 2 : d bouch s et financements hors du syst me acad mique
1- D veloppement de l'emploi scientifique priv
2- D veloppement de l'emploi scientifique public hors secteur recherche et enseignement
3- Financement priv : imp t recherche ? - Relations entreprises/recherche publique
4- Financement "troisi me voie" : cas des fondations
5- Questions en suspens
Probl mes en d bat
Probl mes peu ou pas trait s
Forum 3 : Palette d'emplois (CDD et CDI)
1- Sur la limite d' ge
2- Gestion de la carri re
3- Commanditaire et statut unique
4- CDI et CDD
5- Faciliter la mobilit dans le cadre d'un CDI
6- Les enseignants-chercheurs
7- Enseignants temps plein
8- Questions en suspens
Probl mes en d bat
Probl mes peu ou pas trait s
Forum 4 : Recrutement dans la recherche publique et l'enseignement sup rieur
1- La proc dure de recrutement
2- Postes fl ch s et non fl ch s
3- Exp rience et prise en compte des diff rentes missions
4- Mobilit
5- Questions en suspens
Probl mes en d bat
Probl mes peu ou pas trait s
Forum 5 : Missions, valuation et carri res des chercheurs / enseignants-chercheurs
1- Les missions des C/EC
2- L'articulation des missions
3- L' valuation
4- Les retours de l' valuation sur la carri re
5- Mission de l'universit vis- -vis des tudiants
6- Questions en suspens
Probl mes en d bat
Probl mes peu ou pas trait s
Forum 6 : Recherche et soci t : r le et missions
1- Utilit sociale de la science
2- Rentabilit de la science
3- Comment d velopper la culture scientifique (au sens large : sciences dures et douces)
4- Recherche et choix de soci t
5- Questions en suspens
Probl mes en d bat
Probl mes peu ou pas trait s
Forum 7 : Structures de la recherche et espace europ en
1- Taille des structures de recherche
2- Faut-il tous les domaines dans tous les pays ?
3- Taille des structures de l'enseignement sup rieur et am nagement du territoire
4- Questions en suspens
Probl mes en d bat
Probl mes peu ou pas trait s
Liste des acronymes
Liste des URL

Forum 1 : Le doctorat
Coordinateurs : Louis Granboulan et Myl ne Pardoen
La synth se du 12 mai des coordinateurs du forum est disponible sur le wiki

1- Financement du travail de recherche du doctorant
Un large consensus se d gage pour dire que tout travail int ressant la collectivit m rite salaire (et un salaire attractif) et surtout que soit respect le droit du travail (pour plus d'informations, se reporter au rapport de la CJC d non ant les conditions de travail ill gales des Jeunes chercheurs.
La question de ceux qui font un doctorat par int r t uniquement personnel n'est pas r solue (sachant qu'il peut tre difficile de faire la part des choses entre des recherches d'int r t strictement priv et un manque de curiosit de la soci t qui trouvera pourtant des "applications", au sens large, plusieurs ann es apr s) : faut-il un statut sp cial ? Faut-il l'interdire ?
Si l'on ne consid re que les travaux ayant un int r t pour la soci t , certains veulent une interdiction absolue d'inscription en th se pour les doctorants n'ayant pas de financement d di . D'autres veulent que ce ne soit accept que sur d rogation explicite pour circonstances exceptionnelles. Tous ont conscience qu'une p riode de transition est n cessaire, pour ne pas ass cher brutalement certaines disciplines.
Il semble qu'il y ait une large majorit pour une remise en cause d'un droit s'inscrire en th se, ce qui aboutirait probablement une diminution du nombre de doctorants.

2- Quels statuts pour le jeune chercheur pr parant un doctorat ?
Trois statuts sont voqu s :
- tudiant salari (le statut actuel des allocataires de recherche ou des CIFRE)
- apprenti (adaptation du statut actuel des apprentis)
- salari ne s'inscrivant l'universit qu'au moment de la soutenance.
Aucun consensus ne se d gage. Se pose aussi la question de la possibilit de faire un travail de recherche avec un statut d'ind pendant et de faire valider ce travail par un doctorat. Quelle place et quels droits pour ces personnes ?
En soit, l'inscription universitaire ne semble pas tre le probl me principal. Mais il y a consensus pour dire que ce n'est pas au doctorant de la payer, mais ventuellement au laboratoire de th se.

3- Quelle souplesse et quel contr le pour la dur e de la th se ?
Un consensus se d gage pour que la r daction du manuscrit soit financ e au m me titre que le travail de recherche proprement dit. En revanche, peu de propositions concr tes pour aligner la dur e du financement celle du travail. Quelle doit tre la dur e normale de la th se ? Quelles possibilit s de prolongement ? Avec quelles garde-fous pour ne pas avoir une d rive de la dur e ?

4- coles doctorales
Le r le des ED semble se d couper en plusieurs axes :
avant la th se, donner des informations sur son d roulement (dur e recommand e, l'environnement scientifique normal, les publications, la soutenance etc.), sur le choix d'un sujet et d'un directeur de th se, sur les financements disponibles
conseiller le doctorant dans le cas o le directeur de th se ne remplit pas correctement ses fonctions d'encadrant, ou dans le cas de conflit avec lui. De mani re plus g n rale, veiller au respect de la charte des th ses. La question des moyens n'est pas r solue (moyens de r torsion via la HDR ? Refus d'inscrire un doctorant avec un directeur de th se qui n'aurait pas rempli son r le pr c demment ?)
proposer des formations compl mentaires int ressantes et pertinentes, notamment pour l'insertion professionnelle des jeunes docteurs. La question de savoir s'il faut rendre obligatoires des formations compl mentaires pour le jeune chercheur pr parant un doctorat est ouverte.ê M me si c' tait le cas, une grande souplesse est requise du fait des obligations des jeunes chercheurs (laboratoire parfois loin du campus universitaire, missions sur le terrain, s jour l' tranger etc.). L'articulation avec les CIES est aussi en cause.

5- Le doctorat en formation continue
Peu d'interventions. Actuellement les diff rentes limites d' ges (pour les financements ou les recrutements) emp chent des parcours atypiques (voir le forum recrutement). Le probl me de la compatibilit entre le m tier d'enseignant du secondaire et le travail de recherche pour pr parer un doctorat est pos . De mani re plus g n rale, il s'agit de trouver des m canismes d'am nagement du temps de travail pour permettre le doctorat en formation continue. Il y a aussi une proposition visant consid rer tout titre de docteur comme une validation d'acquis de l'exp rience de chercheur. Ces deux derniers points pourraient alors permettre d'arriver une obligation de financement pour la th se en formation initiale.

6- Questions en suspens

Probl mes en d bat
Quel salaire pour le doctorat (montant, dur e) ? Quel statut pour le doctorant financ (Salari ? Apprenti ? Quel employeur ?)
Faut-il deux statuts, l'un pour les th ses financ es, l'autre pour les doctorants "ind pendants/b n voles" ?
Faut-il interdire terme les th ses non financ es ? Si oui, quel processus, quelles mesures interm diaires ? Si non, quels garde-fous pour limiter le non-financement ?
Quelle dur e pour la th se ?

Probl mes peu ou pas trait s
Quels m canismes ventuels de financement compl mentaires pour les th ses plus longues que la "dur e normale" ?
Quelle formation compl mentaire pour les doctorants ? Dans quel cadre (obligation, examens etc.) ?
Moyens pour renforcer la valeur contractuelle de la charte des th ses ?
La th se en formation continue : comment la mettre r ellement en place ?

Forum 2 : d bouch s et financements hors du syst me acad mique
Coordinateurs : Cyril Berthet et Latif Rachdi
Pas de synth se encore disponible : venir

1- D veloppement de l'emploi scientifique priv
Faut-il une aide l'emploi des docteurs ? Cette id e est loin de faire l'unanimit , du fait de l'id e d'assistanat que cela implique (et aussi parce que le frein actuel est plus dans la valorisation du doctorat).
Ce qui conduit se demander comment valoriser le doctorat, question peu trait e.
Le stage en entreprise pour les doctorants n'est pas tr s appr ci car il est d valorisant. Par contre, il est demand de favoriser les missions en entreprise au cours de la th se.
Un nouveau document lyonnais sur l'insertion des docteurs dans le priv et les dispositifs d'aide est disponible dans l'espace de travail.
La question de la reconnaissance du doctorat a t un peu trait e dans le forum doctorat : doit-on consid rer le docteur comme un bac + 5 + 3 ans d'exp rience professionnelle ? Ou comme un bac + 8 ? Ou un interm diaire ? Cette question est importante pour les conventions collectives.

2- D veloppement de l'emploi scientifique public hors secteur recherche et enseignement
Il s'agit de promouvoir la formation par la recherche, qui peut apporter aux administrations sa capacit d'innovation et d'appr hension de la complexit , l'int r t tant aussi de diversifier les profils des gens recrut s (grandes coles, certes, mais aussi universitaires docteurs). Il a t propos deux niveaux de recrutement des cadres de la haute administrationê:
un niveau cadre sup rieur ê: recrutement partir du grade "docteur"
un niveau cadre technique ê: recrutement partir du grade "master"

3- Financement priv : imp t recherche ? - Relations entreprises/recherche publique
Pourrait-il y avoir un imp t sp cial recherche pour les entreprises ? Il s'agirait de les sensibiliser l'importance de la recherche en leur proposant de choisir la structure (au sein des EPST, EPIC ou universit ) laquelle elles donnent l'argent (comme la taxe d'apprentissage). Elles en serait exon r es quand elles investissent chez elles, notamment lorsqu'elles embauchent des docteurs pour que a ne soit pas un frein l'investissement priv ,ê et m me plut t une incitation ainsi qu'une aide au d veloppement de l'emploi scientifique. Pour ne pas cr er d'imp t suppl mentaire, ce pourrait tre un imp t existant, dont les modalit s seraient red finies (par exemple, une partie de l'imp t sur les b n fices).
Pour am liorer la connaissance de l'entreprise par les chercheurs, il a t propos que toute formation de ma trise et de DEA incluent des enseignement du type application industrielle, loi et brevets etc. En sens inverse, il a t propos de sensibiliser les industriels par le biais d'un salon (et aussi l'imp t ci-dessus).

4- Financement "troisi me voie" : cas des fondations
Les craintes exprim es sur le forum sont celles de l'ind pendance des recherches dans le cadre d'un financement par fondation. La diff rence entre les associations caritatives priv es et une grande fondation publique a t mise en avant.

5- Questions en suspens

Probl mes en d bat
Quelle reconnaissance du docteur dans les conventions collectives ?
Quelles incitations pour les entreprises pour investir en R&D ? Un imp t (suppl mentaire ou modifi ) serait-il int ressant ?
Comment am liorer la connaissance mutuelle de l'entreprise et des laboratoires ?

Probl mes peu ou pas trait s
Quelle reconnaissance du docteur dans les conventions collectives ?
Comment aider aux d p t de brevet avec des entreprises ?
Dans le cas de la mise sur pied d'une (de) grande(s) fondation(s), comment ne pas complexifier encore le syst me ? Comment rendre ce financement p renne ? Qui d cidera des projets financ s ? Quelle sera la transparence ? Ces financeurs pourront-ils tre employeurs ?

Forum 3 : Palette d'emplois (CDD et CDI)
Coordinateurs : Hubert Hansen, Jean-Fran ois Moyen et Jean-Fran ois Vinuesa
Lasynth se du forum jusqu'au 5 maides coordinateurs du forum est disponible sur le wiki, ainsi que le r sum des d bats du 10 au 13 mai
Pour les versions postscript, voir la page wiki emplois

1- Sur la limite d' ge
Cons quences probables de sa suppression sans mesures d'accompagnement :
recul de l' ge moyen de recrutement : concours MCF sans limite d' ge : la moyenne est 33,6 ans en 2001 (maths/informatique, 30,7 ans; physique, 29,3 ans; chimie, 30 ans; biologie, 32,3 ans; lettres, 37 ans).
embauche de personnel sur-qualifi en CR2 du fait du nombre lev de candidats en postdoc depuis longtemps ("concurrence d loyale'' pour les plus jeunes et perp tue la d rive de l' ge et de la sur-qualification).
risque de perte de tr s bons candidats qui ne veulent pas attendre ("fuite des cerveaux'' vers l' tranger ou vers d'autres carri res)
Paup risation : tre embauch apr s 31 ans avec un salaire identique celui pr vu pour des gens g s de 27 ans.
d valorisation des carri res : recrutement CR2/MC2 tardif dit passages tardifs ensuite. Avec la p nurie de postes, on obtient un ralentissement de la progression de la carri re ("vitrification'' tuant l'attractivit des carri res).

Propositions et questions :
reconstruction de carri re avec les responsabilit s et salaires qui suivent et/ou n gociations salariales. Quelles limites, avec qui n gocier ?
conserver une limite d' ge, ou la transformer en limite "th se + x ann es" ou "d btut de th se + x ann es" (la deuxi me solution ayant l'avantage d' viter les d rives de th ses trop longues), et mettre en place un vrai recrutement CR1 (plus de postes entre autres)
travail plus en profondeur des recruteurs qui ne doivent pas se reposer uniquement sur une liste de publications. En particulier, noter que pour recruter le meilleur chercheur, la liste de publications n'est pas forc ment adapt e car elle s'allonge avec l' ge, pas forc ment la qualit .
Palette d'emplois tag es avec plusieurs niveaux d'entr e adapt s aux ges et aux comp tences (rejoint les propositions 1 et 2)

2- Gestion de la carri re
Plusieurs contributions ext rieures ce forum (par exemple DUNERF) proposent de r server les postes permanents pour les chercheurs exp riment s par exemple, pour devenir chef d' quipe. Cette id e ne semble pas partag e par les contributeurs de ce forum,
Outre les arguments que l'on entend souvent contre ce syst me (difficult en France d'avoir un logement ou un pr t, une vie familiale, perte d'attractivit des carri res,ê recherche "zapping", choix de th matiques peu risqu es et la mode, non suivi des exp rience dans les quipes etc.), il faut ce demander si un bon chercheur a naturellement vocation devenir chef d' quipe : le niveau scientifique ne d pend pas de l'implication dans des fonctions manag riales.
Il a t soulign qu'il faut penser la diversification des carri res au sein des CDI publics, et am liorer leur attractivit en proc dant une reconstruction de carri re
prendre en compte le parcours en France et hors de France lors de la reconstruction de carri re
prendre en compte toutes les facettes de la palette d'emploi, recherche, enseignement, etc.
on pourrait aligner les modalit s de reconstruction de carri re sur ce qui se pratique au CNRS

La question des carri res apr s recrutement est trait e plus en d tail dans le forum 5

3- Commanditaire et statut unique
Probl me de la dispersion des commanditaires : multiplication des normes d' valuation et par cons quent, des rapports faire; des normes comptables; des sp cificit s administratives. Difficult s d'obtenir des moyens du fait de leur dispersion.
D'o quelques id es :
unicit de l'employeur (statut unique) de type d concentr s ou centralis s.
simplification administrative par adoption de normes communes, suppression des redondances, d l gation un m me organisme.

L'id e d'avoir un statut unique d'enseignant-chercheur a t discut e : voir le paragraphe suivant.
Dans le cas de statuts diff rents, comment am liorer les relations et faciliter le travail en commun entre chercheurs et enseignants-chercheurs :
Participation a des groupes de travail commun, s minaires, etc
Moins d'enseignement augmenterait la pr sence effective des EC au labo
Donner une charge d'enseignement aux chercheurs purs, mais adapt e, comme des cours magistraux en 2 et 3 me cycle universitaire.

4- CDI et CDD
Pour les participants au forum, le CDI indispensable pour les enseignants.
En ce qui concerne les chercheurs temps plein, il a t voqu la mise en place de CDD associ s des contrats de projet bien d limit s dans le temps (pourraient tre aussi utilis s pour permettre aux EC de faire de la recherche temps plein pendant quelques ann es. A moins que ce statut ne remplace m me d finitivement celui des chercheurs fonctionnaires : tous les permanents seraient EC, et ils ne seraient d tach s que temporairement pour faire de la recherche temps plein). A noter que cette proposition est loin de faire l'unanimit .

5- Faciliter la mobilit dans le cadre d'un CDI
Remarque : on entend par CDI un emploi permanent. Dans le syst me actuel, il s'agit d'un emploi de fonctionnaire. La mobilit apr s embauche donne une s curit qui n'est pas mauvaise et permet d'augmenter les comp tences, l'ind pendance et l'exp rience. Elle permet aussi de choisir le moment et le lieu en accord avec son laboratoire d'affectation et suivant un v ritable projet professionnel et scientifique.
Il s'agit de la faciliter car elle a certainement des avantages (nouvelles comp tences, collaborations, contact avec appareils sp cifiques, travail sur un nouveau terrain etc. ) :
Pour les MCF les mutations (mobilit "d finitive'') sont en fait un second recrutement. Cela rend difficile la possibilit de bouger. Pour faciliter les mutations :
la d caler des recrutements
diminuer le poids de la commission des sp cialistes dans cette proc dure
Elle doit aussi tre facilit e vers l' tat, les collectivit s territoriales. L'offre doit tre centralis e. Toujours pour faciliter ce genre de mobilit , il faut harmoniser les grilles de salaires, une diff rence de salaire pouvant induire des mouvements de personnels non pas vers les postes pour lequel on aurait une comp tence vers ceux pour lequel on aurait un int r t.
Il faut que cela soit fait par choix (en particulier car cela peut tre un choix familial d licat)

6- Les enseignants-chercheurs
Les m tiers de chercheur et d'enseignant-chercheur (EC) se sont diversifi s. Dans le cas particulier des EC, il s'agit de cumuler enseignement, recherche et t ches administratives/management/gestion. Cette accumulation de charges dans un contexte de massification de l'enseignement sup rieur conduit :
un probl me de surcharge d'enseignement des EC et de sous-encadrement des tudiants.
un recours aux PRAG (enseignant du secondaire en universit ) qui s'intensifie (30% des heures statutaires)

Il y a une v ritable demande de baisser la charge d'enseignements des EC, selon plusieurs pistes :
Moins d'heures donn es aux tudiants, et plus de travail personnel. Mais il a t soulign que le travail personnel ne peut tre profitable que fortement encadr , et qu'il n'est pas certain que cela permette r ellement des conomies d'heures d'enseignement.
Baisser les effectifs dans les fili res o il y a peu de recherche et peu de d bouch s
Faire un statut unique d'enseignant-chercheur : mais il y a environ 20000 chercheurs EPST contre 80000 quivalent MCF. C'est donc insuffisant
Recourir aux tudiants de troisi me cycle (assistants), mais il n'est pas envisageable que les enseignements reposent trop sur eux (grande volatilit de cette population, et non suivi sur le moyen et long terme)
Encadrement de petits groupes de travail sur des manips de recherche par des th sards
Augmenter le nombre des enseignants temps plein (enseignants du sup rieur (ES))

Par ailleurs, une v ritable demande de valorisation de l'enseignement a t exprim e :
introduire une valuation juste de l'enseignement, des primes et des prix. Prendre en compte les publis et livre d'enseignement.
une valuation positive de l'enseignement doit permettre un avancement de la carri re au m me titre qu'une bonne recherche
r duire les charges d'enseignement pour permettre de mieux les pr parer

7- Enseignants temps plein
On parle ici d'ES qui ne sont pas forc ment agr g s ou certifi s (un statut qui n'existe pas encore, mais qui serait donc diff rent de celui des PRAG et PRCE). Arguments en faveur de la cr ation d'un tel statut :

reconversion possible pour les EC las de la recherche
permettent de d charger les EC des enseignements les plus basiques.
offre une possibilit d'avancement/reconversion aux enseignants du secondaire.
volution ES -> EC possible si on associe effectivement l'ES la recherche
nouveau d bouch pour les docteurs (mais serait-ce au prix de postes de MC en moins ?)

Arguments contre les ES
peut tre dommageable aux petits labos des petites universit s si elle peut fonctionner uniquement sur les ES
d valorisation du doctorat si ce statut est ouvert identiquement aux docteurs et agr g s.
besoin de garder un contact avec la recherche et l'innovation

Pour ce dernier probl me, des moyens d' assurer le contact des ES avec la recherche ont t examin s :
demander pour le recrutement une exp rience de recherche
statut d' quipes p dagogiques + proximit g ographique. Mais en SHS, les moyens sont d j insuffisants pour les chercheurs, comment alors associer les ES ?
volution de l'enseignement du Deug vers la ma trise si les comp tencesê de recherche le justifient.

En marge de cette discussion, un d bat s'est lanc sur la s lection l'universit et les fili res courtes. Cette discussion a t replac e dans le forum "missions".

8- Questions en suspens

Probl mes en d bat
Quel dispositif pour remplacer la limite d' ge ?
Faut-il un statut unique d'enseignant chercheur ?
Peut-on envisager un syst me de CDD pour les chercheurs temps plein ?
Comment diminuer la charge d'enseignement des EC ? Faut-il des ES (Enseignants du Sup rieur, enseignants temps plein) ? Si oui, dans quelles proportions, et comment ne pas couper l'enseignement de la recherche ?

Probl mes peu ou pas trait s
Faut-il un employeur unique ?
Si l'on garde deux statuts s par s, comment favoriser les passages chercheur temps plein / enseignant-chercheur
Quelle palette d'emploi pour la carri re (voir la proposition Degiovanni-Legrand) ?

Forum 4 : Recrutement dans la recherche publique et l'enseignement sup rieur
Coordinateurs : C dric Bes et Nicolas Saettel
Pas de synth se encore disponible : venir

1- La proc dure de recrutement
Les auditions telles qu'elles sont pratiqu es actuellement au CNRS et dans la plupart des EPST sont aberrantes. Du fait de l'obligation d'auditionner tous les candidats, elles sont beaucoup trop courtes, ce qui conduit une v ritable loterie. Par ailleurs, les candidats, qui sont oblig s de payer leur voyage, sont pr venus trop tardivement. Un consensus se d gage pour dire (pour les EPST comme pour les universit s) :
qu'il vaut mieux faire une pr s lection sur dossier, afin de prendre le temps d'interroger les candidats, et de pouvoir pr voir une aide financi re.
qu'il faut plus de temps pour contacter les laboratoires, donc plus de temps entre l'annonce des postes et le d p t des dossiers
qu'on sache au moins un mois avant qu'on est auditionn , histoire de pouvoir s'organiser et avoir un billet moins cher (pour ceux qui sont l'autre bout du monde)
qu'il y ait un remboursement au moins partiel des frais des candidats auditionn s, et ventuellement une aide en "nature" comme le logement


Ceci implique qu'il y ait une r flexion sur :
le temps que doit durer une audition (il pourrait y avoir un intervalle laiss la libre appr ciation des sections, mais il faut un "plancher")
le nombre maximum de candidat pour un poste, afin que le jury ait le temps d'auditionner plus longuement.
une grille publique de crit res pour l'admissibilit tre auditionn

Probl mes soulev s, qui n'ont pas conduit au consensus :
date des concours : on peut consid rer qu'ils sont trop t t (date limite d'envoi des dossiers au CNRS : le 16 janvier), quand on sait que la majorit des th ses est soutenue l'automne. Ca implique quasi-obligatoirement d'attendre un an (prise contact avec de nouveaux labos, valorisation du d but du post-doc, ou les publis de bout de th se etc.). Bref, a pousse l'ann e suppl mentaire de pos-doc.
mais d'autres pr conisent d'aller plus loin et de supprimer ces concours centralis s sur une p riode de l'ann e. Les postes seraient d bloqu s tout au long de l'ann e, suivant les besoins des organismes.

Par ailleurs, il y a une grande demande de transparence. Il faudrait au minimum :
qu'on ait une grille publique de crit res du classement final
que le rapport soit envoy aux candidats, avec une appr ciation pour chacun des crit res. Certains ont demand que ces rapports soient publics, mais cette proposition est loin de faire l'unanimit . Par ailleurs, il a t soulign que ces rapports taient de toute fa on rarement m chants, et n'apporteraient pas grand chose aux candidats. Certains ont m me demand des notes.

Au niveau de l'universit , il n'y a pas de consensus sur l'utilit du CNU. Il semble cependant que le nombre de dossiers rejet s pour insuffisance ou fraude soit assez lev , ce qui vite donc un engorgement des universit s. Mais il serait souhaitable que les commissions du CNU soient plus transparentes, en rendant publics leurs crit res et la proportion de qualifi s.
Pour le CNRS, il est propos de d coupler le concours en un entretien scientifique et une n gociation sur projet et moyens d'action (proposition Degiovanni-Legrand)

2- Postes fl ch s et non fl ch s
Peut-on imaginer que les postes fl ch s soient uniquement des CDD (projet en temps limit ), et que les CDI soient uniquement sur projet du candidat ?
La notion de postes fl ch s est cependant remise en cause par certains. Il n'y a pas de consensus ce sujet, qui demande plus de d bat. Certains sugg re qu'une voie m diane existe entre "pas de profil" (l'institution n' tant pas capable de d terminer ses besoins prioritaires, ce qui ne facilite pas non plus la t che du candidat qui ne sait pas o il va, ni m me s'il aura des moyens une fois recrut ) et un profil trop serr (qui ne permet pas de recruter un bon candidat s'il ne correspond au profil).

3- Exp rience et prise en compte des diff rentes missions
Il y a un consensus pour demander une vraie reconnaissance de l'exp rience ant rieure (notamment reconnaissance d'une exp rience dans le priv , prise en compte de l'anciennet pour les recrutement CDD), ce qui est plus ou moins fait au CNRS et totalement absent l'universit . Il s'agit d' viter les recrutements en CR2 de personnes avec un dossier CR1 voire DR, surtout s'il n'y a plus de limite d' ge.
Cette prise en compte de l'exp rience doit permettre de recruter plusieurs niveau, en tenant compte des diff rentes missions (enseignement, transfert technologique, vulgarisation, administration).
Par ailleurs, la question des IR a t soulev e : quelle est leur place aux cot des CR ? Est-il vraiment pertinent d'avoir deux corps ?

4- Mobilit
Certains demandent une obligation de mobilit . Mais il n'y a pas consensus. La notion de mobilit n'est cependant pas tout- -fait claire (il y a des mobilit s g ographiques, l' tranger ou en France, sur un m me campus ou dans une autre ville, des mobilit s th matiques etc.) et beaucoup pr conisent une forte incitation (en donnant un "malus" au recrutement local, sous la forme d'un co t en personnel ou en dotation, par exemple en obligeant un d tachement pendant les 2 ans qui suivent le recrutement du candidat). Il est soulign que la mobilit peut se faire apr s recrutement en CDI (voir le forum 3)

5- Questions en suspens

Probl mes en d bat
Comment valoriser l'enseignement dans la proc dure de recrutement des EC (et aussi les t ches administratives, d'ailleurs) ?
Le d roulement du concours lui-m me : s lection et contenu des dossiers de candidatures, nombre de candidats retenus pour les auditions, organisation g ographique et temporelle des auditions (faut-il des ouvertures de postes toute l'ann e ?)
Les instances de d cisions : comment s'assurer de la visibilit et lisibilit des d cisions, de "l'int grit " des comit s de recrutement.
Faut-il des postes fl ch s, si oui, pour qui et dans quelles proportions ?
Quel r le pour le CNU ? Faut-il laisser encore plus d'autonomie aux universit s ?
Faut-il revoir le corps des ing nieurs (le grade d'IR tant peu lisible par rapport au corps des chercheurs) ?

Probl mes peu ou pas trait s
Faut-il un employeur unique ?
Doit-on introduire d'autres comp tences que la recherche pour le recrutement de CR ou pour celui de DR ? Si oui, comment, sur quelle grille, avec quelles priorit s ?
Comment prendre en compte l'ad quation entre le candidat recrut et la structure d'accueil ?
Comment int grer le projet de recherche/d'enseignement dans le cadre de l'universit /du laboratoire d'accueil, dans le contexte scientifique international ? Faut-il une "n gociation de moyens", en d couplant l'entretien scientifique de l'entretien d'embauche (proposition Degiovanni-Legrand) ?
Faut-il d centraliser le recrutement des EPST (recrutement r gional) ?

Forum 5 : Missions, valuation et carri res des chercheurs / enseignants-chercheurs
Coordinateurs : Sophie Leguedois, Etienne Herzog et Val rie Brun
La synth se du forum jusqu'au 15 mai des coordinateurs du forum est disponible sur le wiki

Certaines probl matiques soulev es dans le d bat sont li es aux questions suivantes, trait es dans les forums 3 et 4 :

Faut-il un statut unique enseignant-chercheur (EC) ?
Faut-il des enseignants purs dans l'enseignement sup rieur ?
Faut-il des CDD de chercheurs (C) / EC ?
Quelles missions pour quel grade (IR, CR / MCF, DR/Pr) ? Les discussions qui ont port sur ce sujet ont montr qu'il y avait un besoin de clarification sur la r partition des fonctions de l'ensemble du personnel de la recherche (technicien, ing nieur).

1- Les missions des C/EC
L'objectif de ce paragraphe n'est pas faire une liste exhaustive des missions des C/EC plut t d' tre le reflet des discussions qui ont eu lieu.
La recherche : elle a t reconnue comme tant la mission de base. Cependant que devient-il de cette mission principale si on admet les possibilit s d' volution de carri re vers de l'enseignement ou de l'administratif pur ?
L'enseignement : les opinions sont partag es sur le fait de mettre l'enseignement comme une mission de base du C/EC (voir le d bat sur le statut unique EC, forum 3).
La gestion de la recherche (le management) : Quelles sont les t ches qui correspondent cette mission ? A priori, selon les intervenants, cette mission recouvre uniquement l'encadrement administratif (direction d' quipe, recherche de financement...) ou l'encadrement administratif plus la direction de la recherche (encadrement de doctorants et post-doctorants, animation scientifique).
Conception / invention de nouvelles techniques ou technologies : en compl ment la mission de d veloppement de ces technologies qui serait confi aux ing nieurs.
La vulgarisation scientifique, et plus g n ralement, la valorisation des recherche vers la soci t (cf forum 6)

2- L'articulation des missions
Un consensus est apparu sur :
la n cessit de la r partition des missions entre les individus, chacun ne pouvant assumer lui seul toutes les t ches
l'imp ratif d'une possibilit d' volution des missions au cours de la carri re.

Les d bats ont donc port sur le syst me de distribution des missions et le contr le de la carri re du C/EC. Deux àêcourants de pens e å g n raux sont apparus sur ce sujet avec, pour caricaturer, d'un c t les tenants d'une distribution des missions cadr e par les structures et, de l'autre, les pros libert individuelle qui souhaitent que le choix soit laiss la discr tion du C/EC. Suite aux changes, les points suivants sont apparus :
n cessit d'une certaine souplesse dans la d finition des missions (il serait absurde de forcer des personnes incomp tentes ou d motiv es r aliser certaines missions, alors que leur nombre et leur diversit devraient permettre d'avoir des carri res diff rentes adapt es la fois aux besoins et aux personnes)
mais obligation d'avoir un contr le sur la r partition / attribution des missions afin que tous les besoin de l'institution soient satisfaits.

Une troisi me voie a t propos e avec les à contrats de mission å. Dans ce syst me, le C/EC d finirait avec son laboratoire / d partement / universit son programme pour les ann es venir, aux vues des besoins de l'institution et de ses souhaits.

3- L' valuation
Pour tous les intervenants l' valuation semble indispensable. Il est clairement apparu dans les d bats que les choix qui seront faits en terme de statut des C/EC conditionneront les domaines dans qui seront valu s (inutilit d' valuer des chercheurs à purs å sur l'enseignement par exemple).
Certains intervenants proposent une valuation tourn e essentiellement vers la productivit scientifique et plus particuli rement les publications. N anmoins nombreux sont ceux qui sugg rent d' valuer l'ensemble des missions des C/EC, notamment l' valuation de l'enseignement a t tr s largement voqu e pour les EC. Le choix des missions valuer est mettre en correspondance avec le syst me d'attribution des missions.
Pour l' valuation de la productivit scientifique, la pertinence des m thodes publim triques a t d battue. Certains avancent qu'il s'agit d'une m thode quantitative et prouv e dans certains domaines. D'autres s'interrogent sur l'int r t de cette m thode dans des disciplines comme l'informatique et les SHS.
Pour des missions comme l'enseignement, l'encadrement ou la gestion plusieurs intervenants ont voqu l'int r t de la prise en compte de l'avis des personnes avec lesquelles le C/EC travaille ou a travaill ( tudiants, inf rieurs hi rarchiques, doctorants, post-doctorants).
Pour encourager des proc dures d' valuation plus justes et moins opaques il a t propos de prendre en compte le cadre administratif (faire en sorte que l'administration soit au service de la recherche et non l'inverse) et de rendre publics les crit res d' valuation.

4- Les retours de l' valuation sur la carri re
Pour les intervenants, il semble n cessaire que l' valuation ait une influence sur le d roulement de carri re des C/EC. Certains sugg rent que les retours soient la fois positifs et n gatifs. D'autres pensent qu'il n'y a pas besoin de r trogradation et qu'un syst me permettant de bloquer l'avancement, combin des primes, serait persuasif.
Les param tres sur lesquels il a t propos de jouer sont : la salaire, les primes, les moyens de travail, la capacit d'encadrement des tudiants et des doctorants, le changement d'affectation et le poste (si l' valuation est vraiment trop mauvaise, le C/EC est licenci ).
Il a aussi t propos ê d'utiliser la p riode de stage pour faire une v ritable valuation du recrut avant titularisation. Un possibilit de licenciement apr s plusieurs valuation n gatives et des refus de r orientation a aussi t voqu e (avec la question de la possibilit de telles mesures dans le cadre du fonctionnariat : faut-il avoir des CDI de droit priv ?)

5- Mission de l'universit vis- -vis des tudiants
En marge de ce d bat, une discussion a port sur l'organisation de l'universit par rapport aux tudiants, notamment du fait du manque d'enseignants dans certaines disciplines. Plusieurs points de vue ont t exprim s :
S lectionner les tudiants comme dans la plupart des pays trangers (et comme dans les coles d'ing nieurs)
Accepter tout le monde mais repenser les premi res ann es de la fac, en particulier, par exemple en consid rant les premi res ann es la fac comme une remise a niveau +ê orientation
Un examen en d but d'ann e permettant d j de s lectionner les tudiants, ou au moins de les conseiller/orienter et de cr er un semestre de rattrapage/pr paratoire, sp cialement encadr pour les tudiants qui ne sont pas au niveau
Augmenter et revaloriser les fili res courtes professionalisantes, et galement les revaloriser des le coll ge. Pour l'universit , augmenter le nombre de place en BTS, IUT, IUP.
Revoir l'orientation d s le lyc e (mais cel sort du cadre de ce d bat).

6- Questions en suspens

Probl mes en d bat
L'enseignement est-il une "mission de base" au m me titre que la recherche ? Si oui, peut-on avoir des chercheurs purs ?
Comment attribuer les missions la vue des comp tences de chacun, tout en faisant en sorte que les besoins de l'institution soient couverts ?
Comment valoriser les missions d'enseignement, d'administration et de valorisation ?
Quel retour d' valuation ? Carotte ou b ton ?

Probl mes peu ou pas trait s
Comment faciliter le transfert technologique ? (voir aussi le forum 2)
Comment utiliser les valuation pour g rer des r orientation de carri res ? Notamment, comment favoriser les passerelles au sein du public ?

Forum 6 : Recherche et soci t : r le et missions
Coordinateurs : Florence Lelait, Nicolas Garnier
La synth se du forum jusqu'au 12 mai des coordinateurs du forum est disponible sur le wiki

1- Utilit sociale de la science
Le scientifique tudie la r alit , cherche l'expliquer, propose mod les et th ories. Il faut pr server son ind pendance vis- -vis des politiques et des commerciaux susceptibles de prendre de mauvaises d cisions quant l'utilisation des d couvertes scientifiques (ex. fabriquer une bombe, utiliser des additifs alimentaires dont les effets sont encore mal tudi s).
Comment pr server cette ind pendance ?
mettre en place un "conseil scientifique" ind pendant sur le mod le du conseil constitutionnel (mandat non renouvelable, non cumulable avec d'autres fonctions ...) qui aurait une autorit morale,
am liorer la formation des journalistes scientifiques,
am liorer la formation scientifique des commerciaux,
am liorer la formation des profs d'histoire et de philo,
augmenter les pouvoirs, en termes de moyens humains, des agences d j existantes pour contr ler la qualit de lôalimentation, la transparence tous les niveaux, etc.
lire la direction du CNRS en interne et non la nommer,
trouver un m canisme pour que les financements priv s ne menacent pas l'impartialit des r sultats

2- Rentabilit de la science
La rentabilit des sciences dites dures est rarement mise en cause de front par ses retomb es en recherche et d veloppement (brevets, collaborations avec l'industrie,...).
Les SHS ne d posent pas de brevet et ne sont peut- tre pas rentables imm diatement, mais elles ont un int r t culturel ind niable (production de livres, de documentaires).
Le travail des chercheurs joue un r le dans les choix de la soci t du fait des connaissances sp cifiques impliqu es et par les propositions d'orientations ou solutions qu'il apporte.

3- Comment d velopper la culture scientifique (au sens large : sciences dures et douces)
Doit-on distinguer communication et vulgarisation ?
êê ê- communication: pr sentation des travaux scientifiques, du travail effectu dans les laboratoires et les universit s
êê ê- vulgarisation: permettre aux gens de mieux comprendre la teneur des travaux scientifiques.

La vulgarisation est n cessaire car elle est un moyen de
sortir les scientifiques de leur tour d'ivoire et de les mettre en contact avec le monde r el,
Mieux informer les citoyens de la r alit du travail scientifique (qui seront alors m me de mieux soutenir la recherche scientifique) et modifier l'image de la science dans le grand public,
montrer tous, citoyens et hommes politiques, que les scientifiques sont utiles,
veiller la curiosit des simples citoyens et susciter des vocations,
montrer que la science n'est pas n cessairement dangereuse, êêê
liminer les clich s sur la science: pas de reportages sans blouse blanche et paillasse.

Mais qui doit vulgariser la science?
C'est aussi le travail du journaliste, dont il faudrait par ailleurs am liorer la formation. Probl me de temps pour le chercheur, et parfois d'int r t : la vulgarisation doit tre encourag e, valoris e, mais pas tre obligatoire.
Il existe d j des op rations de communication destination du grand public: journ es des sciences, f te de la science, journ es portes ouvertes, r ponses aux journalistes ...
Probl mes:
aux cours des derni res ann es, l'enseignement des sciences aux coll ges ou en primaire n'a pas cess d' tre r duit
les journ es de la f te de la science occupent moins de place dans les journaux t l vis s que les journ es du patrimoine et probablement encore moins que la m t o : quel est leur impact r el ?
mauvaise repr sentation de la recherche scientifique dans les m dias t l vis s

ë
ce propos, une note particuli re au sujet des nombreux amateurs non chercheurs de certaines disciplines peu rentables ou de terrain (ornithologie, arch ologie, zoologie, botanique, travaux essentiellement livresques, ...)
Un danger est que le d veloppement de ce statut d'amateur a r duit le nombre de chercheurs dans ces disciplines. Si la science se veut comp titive, il faut pourtant des chercheurs professionnels et non des amateurs.
Une cible privil gi e de la communication scientifique des universit s est cependant constitu e de ces amateurs.
Ils peuvent de plus jouer un r le d terminant dans les choix scientifiques de la soci t du fait de leurs connaissances sp cifiques.

Diff rentes propositions ont t formul es :
rendre accessible gratuitement les publications des chercheurs = rendre au contribuable ce qu'il a financ .
r habiliter la th se comme publication (publication lectronique, indexation facilement accessible au grand public).
utiliser les soci t s savantes
am liorer les manuels scolaires mal con us, parfois erron s et impos s d'en haut
privil gier lôouverture d'esprit des tudiants par plus de modules "hors fili res": humanit s pour les scientifiques, sciences dures pour les litt raires. Mais ces modules hors fili res ne doivent pas tre mis en place aux d pens de l'enseignement disciplinaire fondamental, ce qui est le cas actuellement dans le sch ma LMD un moment o les tudiants ont besoin au contraire d' tre plus encadr s.
doter les organismes de recherche (ex. CNRS) d'un service de presse puissant permettant de fournir informations et avis rapidement en cas d'urgence m diatique.
les universit s doivent syst matiser l'ouverture de leur tablissement sur la ville et la r gion dans lesquelles elles sont implant es:
cycles de conf rences (cf. mod le de l'Universit de tous les savoirs) : clectiques ou th matiques (appel d'offres lanc aux enseignants chaque ann e, conf rence int gr e au service statutaire)
publication de manuels scolaires et/ou universitaires, c d roms, films scientifiques: consid r s comme publications) dans la carri re des enseignants-chercheurs, valorisation des travaux de vulgarisation (formation continue professeurs du secondaire,
rendre les colloques, les expositions et les conf rences gratuites: faire de l'universit un lieu ouvert.
des reportages intelligents sur les grandes d couvertes scientifiques du si cle dernier
encourager les collaborations entre les journalistes et les scientifiques

4- Recherche et choix de soci t
Comp tition et collaboration internationales existent d j et fonctionnent plut t bien : mixer les deux est profitable la science. Europe ne veut pas dire uniformisation.

Qui doit d finir les grands enjeux scientifiques(scientifiques eux-m mes, politiques, etc.) ?
Les avis sont partag s sur ce sujet. D'une part les politiques ne sont pas m me de d finir les grandes orientations scientifiques dans la mesure o
êê ê- ils nôont aucune comp tence scientifique.
êê ê- ils seraient peut- tre tent s de privil gier les sujets la mode.
Mais les politiques repr sentant la soci t , ils devraient choisir les grandes orientations.

La soci t ne peut pas d cider a priori des futures volutions scientifiques, mais c'est le contraire: les avanc es scientifiques et techniques d terminent a posteriori l' volution de la soci t . Les recherches scientifiques peuvent tre ralenties pour des raisons thiques par exemple, mais elles ne peuvent tre r ellement contr l es.
On doit sans doute d finir des axes prioritaires Les d cisions doivent tre prises au niveau europ en et environ 50 % des projets ce niveau aussi. Car il faut laisser de la place aux petits projets "marginaux" mais "innovants", pas " la mode" et qui sont de courte ou de longue dur e.

5- Questions en suspens

Probl mes en d bat
Comment favoriser le dialogue entre journalistes scientifiques et chercheurs ?
Comment promouvoir les recherches non-rentables (notamment en SHS, mais aussi la recherche fondamentale en sciences dures) ?
Comment d velopper l'int r t du grand public, renforcer la visibilit d'action comme la f te de la science etc?

Probl mes peu ou pas trait s
les scientifiques doivent-ils d cider en consultant des politiques ou les politiques doivent-ils faire ces choix apr s avoir consult les scientifiques?
quel r le pour les citoyens (voir les d bats organis s autour de grandes questions thiques) ?
Comment donner une place aux amateurs sans mettre en danger la recherche professionnelle ?

Forum 7 : Structures de la recherche et espace europ en
Coordinateurs : Yohann Rotureau, Myriam Arcangeli et Jean-Fran ois Moyen
La synth se du forum jusqu'au 13 mai des coordinateurs du forum est disponible sur le wiki

1- Taille des structures de recherche
Il existe une à masse critique å en dessous de laquelle il est impossible de faire de la recherche. La taille de la masse critique varie avec les disciplines : par exemple, celles qui ne reposent pas sur des moyens techniques lourds peuvent travailler en r seau national ou international. Les grosses structures favorisent l'enfermement disciplinaire, th orique, m thodologique, etc, mais elles permettent de mettre les moyens techniques lourds en commun.

Il y a cependant consensus pour dire que cr er des à p les d'excellence å de toute pi ce n'est ni possible ni souhaitable, carê :
l'excellence scientifique ne se d cide pas a priori, mais existe a posteriori et gr ce a l' valuation des r sultats
l'excellence n'est pas stable
m me les chercheurs nob lisable ne sont pas bons en tout et ont besoin des comp tences et de l'aide d'autres chercheurs qui n'ont pas autant de reconnaissance professionnelle
concentrer moyens et personnels ne suffit pas cr er l'excellence.
un label à p les d'excellence å vie pour tel ou tel site pourrait tre d tourn par les mandarins pour court-circuiter l' valuation et tuerait une comp tition saine entre les labos pour se rendre attractif aux chercheurs.

2- Faut-il tous les domaines dans tous les pays ?
Oui. Cependant, toutes les th matiques ne peuvent videmment pas tre pr sentes partout, et chaque pays a ses sp cialit s. Mais s lection naturelle plus valuation feront le tri.

3- Taille des structures de l'enseignement sup rieur et am nagement du territoire
êLes campus de proximit
r solvent les probl mes de transport, logement, budget tudiant et permettent l'acc s aux tudes un plus grand nombre.
offrent une meilleure qualit de vie
d sengorgent les campus historiques satur s
facilitent les relations avec le tissu conomique et social local, r pondent la volont de prestige ou aux besoins des collectivit s locales, soutiennent conomiquement les r gions en difficult etc

Par contre,
ils n'encouragent pas les tudiants construire un vrai projet professionnel
ils rompent souvent le lien entre enseignement et recherche qui est la sp cificit de l'universit

Si l'on admet que les campus locaux n'atteignent pas la à masse critique å n cessaire pour faire de la recherche, ils contribuent cr er un enseignement sup rieur deux vitesses avec deux cat gories d'enseignants, ceux qui font de la recherche et ceux qui n'en font pas, et des dipl mes in gaux en prestige et qualit .

Que faire des structures locales existantes ?
fermer progressivement celles qui n'ont vraiment pas la taille suffisante ?
scinder les premiers cycles du reste de l'enseignement et leur r server l'enseignement des DEUG et Licence ?
fragmenter l'enseignement spatialement et par disciplines : cr er un r seau de petits sites sp cialis s par disciplines, pour permettre la recherche dans les campus de proximit ?

A l'issue des d bats, aucune solution satisfaisante n'a merg .

Le consensus g n ral en mati re d'enseignement sup rieur est de cr er un syst me qui puisse offrir des alternatives aux diff rents besoins des tudiants.
Il y aussi consensus sur la n cessit de renforcer l'accompagnement et le suivi des tudiants de premier cycle et de leur proposer un projet professionnel personnalis . Quant aux moyens de le faire, certains conseillent d' viter le mod le actuel des centres d'orientations, car ils sont trop d connect s de la r alit du monde du travail.

4- Questions en suspens

Probl mes en d bat
Comment cr er les structures adapt es chaque contexte (disciplinaire et r gional) ?
L'int r t des tudiants r side-t-il dans les campus de proximit ou dans la cr ation de gros centres ? Est-il incompatible avec les besoins des chercheurs ?
Comment faire voluer les structures existantes pour les adapter aux besoins (une fois ceux-ci d finis) ?

Probl mes peu ou pas trait s
Peut-on soumettre l'int r t scientifique aux questions d'am nagement du territoire ?
Comment harmoniser les syst mes europ ens ?
Doit-on avoir un institut europ en (du type CNRS, Max-Planck) ? Ou une agence de moyens ?
Quelles structure d' valuation pour les institutions ? Faut-il une valuation europ enne ? Si oui, comment l'articuler avec les structures nationales ?
Quelles relations entre les instituts de recherche et les universit s ?

Liste des acronymes
Une liste d'acronyme est en cours de r daction sur le wiki. Voici la liste d'abr viations utilis es dans cette synth se :
CLoEG : Comit Local des Etats G n raux
CNU : Conseil National des Universit s. Donne (ou non) la qualification, premi re tape n cessaire pour pouvoir postuler aux postes de ma tres de conf rences
DS : Direction scientifique (il y en a 7 au CNRS)
EC : Enseignant-Chercheur (titulaire, ma tre de conf rences ou professeur)
EPIC : Etablissement Public caract re Industriel et Commercial (Onera, CEA, etc.). Le personnel permanent a un statut de CDI de droit priv
EPST : Etablissement Public caract re Scientifique et Technique (CNRS, INRA, INRIA, INSERM, etc.). Le personnel permanent a un statut de fonctionnaire
ES : Enseignant du Sup rieur, c'est- -dire enseignant temps plein (ce que sont actuellement les PRAG ou les PRCE, mais c'est une r flexion autour d'un statut diff rent).
MC : Ma tre de Conf rences
PRAG : PRofesseur AGr g , d tach l'universit (service de 384 heures quivalent TD, soit deux fois celui d'un EC)
PRCE : PRofesseur Certifi , d tach l'universit (service de 384 heures quivalent TD, soit deux fois celui d'un EC)
SHS : Sciences Humaines et Sociales (en gros, les DS 6 et 7 du CNRS)

Liste des URL
Site jeunes chercheurs : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/
Liste des acronymes : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/documents/Acronymes/
Forum 1 :
êsynth se du 12 mai : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/wiki/Doctorat/synthese1204/document_view
rapport de la CJC sur les conditions de travail ill gales des jeunes chercheurs http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/documents/rapports/rapport-travail-illegal.pdf/view
Forum 2 :
l'insertion des docteurs dans le priv : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/documents/contributions/Docteurs-industrie-lyon.pdf/view/
Forum 3 :
synth se du forum jusqu'au 5 mai: http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/admin/wiki/PaletteEmplois/synthese0504/view
êr sum des d bats du 10 au 13 mai : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/wiki/PaletteEmplois/syntheseatelier13mai/view
êpage wiki emplois : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/wiki/PaletteEmplois/
rapport DUNERF : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/documents/projets/dunerf.pdf/view
Forum 4 :
proposition Degiovanni-Legrand : http://guilde.jeunes-chercheurs.org/Reflexions/Idees/synthes