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Synthèse du mois de mai (RTF)
En 13 pages, une synthèse des débats ayant eu lieu sur les forums et sur HD-expats. Format rtf pour ceux qui veulent copier/coller/réutiliser etc. Pour les autres, une jolie version pdf est disponible, ou une version html (avec les liens qui s'ouvrent quand on cliquent dessus... c'est beau la technologie).
NB: Ceci est une transcription
plus ou moins fidèle. Pour consulter le document dans son format d'origine,
cliquez sur l'onglet « télécharger ».
http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/
mai 2005
- Etats g
n
raux de la recherche -
- CLoEG virtuel jeunes chercheurs -
Synth
se globale de la mi-mai
Ce texte est une premi
re tentative de synth
se pour faire le point sur les questions trait
es, celles qui demandent encore une discussion, et celles qui ont
t
peu ou pas d
battues.
Le plan suit les 7 forums du site http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/
Cette synth
se est disponible dans le site pr
-cit
, en formats rtf, pdf et html :
http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/wiki/SyntheseGlobales/
Une liste d'acronymes et d'URL utilis
s se trouve en fin de document (les liens sont "cliquables" dans la version html).
Forum 1 : Le doctorat
1- Financement du travail de recherche du doctorant
2- Quels statuts pour le jeune chercheur pr
parant un doctorat ?
3- Quelle souplesse et quel contr
le pour la dur
e de la th
se ?
4-
coles doctorales
5- Le doctorat en formation continue
6- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Probl
mes peu ou pas trait
s
Forum 2 : d
bouch
s et financements hors du syst
me acad
mique
1- D
veloppement de l'emploi scientifique priv
2- D
veloppement de l'emploi scientifique public hors secteur recherche et enseignement
3- Financement priv
: imp
t recherche ? - Relations entreprises/recherche publique
4- Financement "troisi
me voie" : cas des fondations
5- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Probl
mes peu ou pas trait
s
Forum 3 : Palette d'emplois (CDD et CDI)
1- Sur la limite d'
ge
2- Gestion de la carri
re
3- Commanditaire et statut unique
4- CDI et CDD
5- Faciliter la mobilit
dans le cadre d'un CDI
6- Les enseignants-chercheurs
7- Enseignants
temps plein
8- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Probl
mes peu ou pas trait
s
Forum 4 : Recrutement dans la recherche publique et l'enseignement sup
rieur
1- La proc
dure de recrutement
2- Postes fl
ch
s et non fl
ch
s
3- Exp
rience et prise en compte des diff
rentes missions
4- Mobilit
5- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Probl
mes peu ou pas trait
s
Forum 5 : Missions,
valuation et carri
res des chercheurs / enseignants-chercheurs
1- Les missions des C/EC
2- L'articulation des missions
3- L'
valuation
4- Les retours de l'
valuation sur la carri
re
5- Mission de l'universit
vis-
-vis des
tudiants
6- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Probl
mes peu ou pas trait
s
Forum 6 : Recherche et soci
t
: r
le et missions
1- Utilit
sociale de la science
2- Rentabilit
de la science
3- Comment d
velopper la culture scientifique (au sens large : sciences dures et douces)
4- Recherche et choix de soci
t
5- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Probl
mes peu ou pas trait
s
Forum 7 : Structures de la recherche et espace europ
en
1- Taille des structures de recherche
2- Faut-il tous les domaines dans tous les pays ?
3- Taille des structures de l'enseignement sup
rieur et am
nagement du territoire
4- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Probl
mes peu ou pas trait
s
Liste des acronymes
Liste des URL
Forum 1 : Le doctorat
Coordinateurs : Louis Granboulan et Myl
ne Pardoen
La synth
se du 12 mai des coordinateurs du forum est disponible sur le wiki
1- Financement du travail de recherche du doctorant
Un large consensus se d
gage pour dire que tout travail int
ressant la collectivit
m
rite salaire (et un salaire attractif) et surtout que soit respect
le droit du travail (pour plus d'informations, se reporter au rapport de la CJC d
non
ant les conditions de travail ill
gales des Jeunes chercheurs.
La question de ceux qui font un doctorat par int
r
t uniquement personnel n'est pas r
solue (sachant qu'il peut
tre difficile de faire la part des choses entre des recherches d'int
r
t strictement priv
et un manque de curiosit
de la soci
t
qui trouvera pourtant des "applications", au sens large, plusieurs ann
es apr
s) : faut-il un statut sp
cial ? Faut-il l'interdire ?
Si l'on ne consid
re que les travaux ayant un int
r
t pour la soci
t
, certains veulent une interdiction absolue d'inscription en th
se pour les doctorants n'ayant pas de financement d
di
. D'autres veulent que ce ne soit accept
que sur d
rogation explicite pour circonstances exceptionnelles. Tous ont conscience qu'une p
riode de transition est n
cessaire, pour ne pas ass
cher brutalement certaines disciplines.
Il semble qu'il y ait une large majorit
pour une remise en cause d'un droit
s'inscrire en th
se, ce qui aboutirait probablement
une diminution du nombre de doctorants.
2- Quels statuts pour le jeune chercheur pr
parant un doctorat ?
Trois statuts sont
voqu
s :
-
tudiant salari
(le statut actuel des allocataires de recherche ou des CIFRE)
- apprenti (adaptation du statut actuel des apprentis)
- salari
ne s'inscrivant
l'universit
qu'au moment de la soutenance.
Aucun consensus ne se d
gage. Se pose aussi la question de la possibilit
de faire un travail de recherche avec un statut d'ind
pendant et de faire valider ce travail par un doctorat. Quelle place et quels droits pour ces personnes ?
En soit, l'inscription universitaire ne semble pas
tre le probl
me principal. Mais il y a consensus pour dire que ce n'est pas au doctorant de la payer, mais
ventuellement au laboratoire de th
se.
3- Quelle souplesse et quel contr
le pour la dur
e de la th
se ?
Un consensus se d
gage pour que la r
daction du manuscrit soit financ
e au m
me titre que le travail de recherche proprement dit. En revanche, peu de propositions concr
tes pour aligner la dur
e du financement
celle du travail. Quelle doit
tre la dur
e normale de la th
se ? Quelles possibilit
s de prolongement ? Avec quelles garde-fous pour ne pas avoir une d
rive de la dur
e ?
4-
coles doctorales
Le r
le des ED semble se d
couper en plusieurs axes :
avant la th
se, donner des informations sur son d
roulement (dur
e recommand
e, l'environnement scientifique normal, les publications, la soutenance etc.), sur le choix d'un sujet et d'un directeur de th
se, sur les financements disponibles
conseiller le doctorant dans le cas o
le directeur de th
se ne remplit pas correctement ses fonctions d'encadrant, ou dans le cas de conflit avec lui. De mani
re plus g
n
rale, veiller au respect de la charte des th
ses. La question des moyens n'est pas r
solue (moyens de r
torsion via la HDR ? Refus d'inscrire un doctorant avec un directeur de th
se qui n'aurait pas rempli son r
le pr
c
demment ?)
proposer des formations compl
mentaires int
ressantes et pertinentes, notamment pour l'insertion professionnelle des jeunes docteurs. La question de savoir s'il faut rendre obligatoires des formations compl
mentaires pour le jeune chercheur pr
parant un doctorat est ouverte.ê M
me si c'
tait le cas, une grande souplesse est requise du fait des obligations des jeunes chercheurs (laboratoire parfois loin du campus universitaire, missions sur le terrain, s
jour
l'
tranger etc.). L'articulation avec les CIES est aussi en cause.
5- Le doctorat en formation continue
Peu d'interventions. Actuellement les diff
rentes limites d'
ges (pour les financements ou les recrutements) emp
chent des parcours atypiques (voir le forum recrutement). Le probl
me de la compatibilit
entre le m
tier d'enseignant du secondaire et le travail de recherche pour pr
parer un doctorat est pos
. De mani
re plus g
n
rale, il s'agit de trouver des m
canismes d'am
nagement du temps de travail pour permettre le doctorat en formation continue. Il y a aussi une proposition visant
consid
rer tout titre de docteur comme une validation d'acquis de l'exp
rience de chercheur. Ces deux derniers points pourraient alors permettre d'arriver
une obligation de financement pour la th
se en formation initiale.
6- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Quel salaire pour le doctorat (montant, dur
e) ? Quel statut pour le doctorant financ
(Salari
? Apprenti ? Quel employeur ?)
Faut-il deux statuts, l'un pour les th
ses financ
es, l'autre pour les doctorants "ind
pendants/b
n
voles" ?
Faut-il interdire
terme les th
ses non financ
es ? Si oui, quel processus, quelles mesures interm
diaires ? Si non, quels garde-fous pour limiter le non-financement ?
Quelle dur
e pour la th
se ?
Probl
mes peu ou pas trait
s
Quels m
canismes
ventuels de financement compl
mentaires pour les th
ses plus longues que la "dur
e normale" ?
Quelle formation compl
mentaire pour les doctorants ? Dans quel cadre (obligation, examens etc.) ?
Moyens pour renforcer la valeur contractuelle de la charte des th
ses ?
La th
se en formation continue : comment la mettre r
ellement en place ?
Forum 2 : d
bouch
s et financements hors du syst
me acad
mique
Coordinateurs : Cyril Berthet et Latif Rachdi
Pas de synth
se encore disponible :
venir
1- D
veloppement de l'emploi scientifique priv
Faut-il une aide
l'emploi des docteurs ? Cette id
e est loin de faire l'unanimit
, du fait de l'id
e d'assistanat que cela implique (et aussi parce que le frein actuel est plus dans la valorisation du doctorat).
Ce qui conduit
se demander comment valoriser le doctorat, question peu trait
e.
Le stage en entreprise pour les doctorants n'est pas tr
s appr
ci
car il est d
valorisant. Par contre, il est demand
de favoriser les missions en entreprise au cours de la th
se.
Un nouveau document lyonnais sur l'insertion des docteurs dans le priv
et les dispositifs d'aide est disponible dans l'espace de travail.
La question de la reconnaissance du doctorat a
t
un peu trait
e dans le forum doctorat : doit-on consid
rer le docteur comme un bac + 5 + 3 ans d'exp
rience professionnelle ? Ou comme un bac + 8 ? Ou un interm
diaire ? Cette question est importante pour les conventions collectives.
2- D
veloppement de l'emploi scientifique public hors secteur recherche et enseignement
Il s'agit de promouvoir la formation par la recherche, qui peut apporter aux administrations sa capacit
d'innovation et d'appr
hension de la complexit
, l'int
r
t
tant aussi de diversifier les profils des gens recrut
s (grandes
coles, certes, mais aussi universitaires docteurs). Il a
t
propos
deux niveaux de recrutement des cadres de la haute administrationê:
un niveau cadre sup
rieur
ê: recrutement
partir du grade "docteur"
un niveau cadre technique
ê: recrutement
partir du grade "master"
3- Financement priv
: imp
t recherche ? - Relations entreprises/recherche publique
Pourrait-il y avoir un imp
t sp
cial recherche pour les entreprises ? Il s'agirait de les sensibiliser
l'importance de la recherche en leur proposant de choisir la structure (au sein des EPST, EPIC ou universit
)
laquelle elles donnent l'argent (comme la taxe d'apprentissage). Elles en serait exon
r
es quand elles investissent chez elles, notamment lorsqu'elles embauchent des docteurs pour que
a ne soit pas un frein
l'investissement priv
,ê et m
me plut
t une incitation ainsi qu'une aide au d
veloppement de l'emploi scientifique. Pour ne pas cr
er d'imp
t suppl
mentaire, ce pourrait
tre un imp
t existant, dont les modalit
s seraient red
finies (par exemple, une partie de l'imp
t sur les b
n
fices).
Pour am
liorer la connaissance de l'entreprise par les chercheurs, il a
t
propos
que toute formation de ma
trise et de DEA incluent des enseignement du type application industrielle, loi et brevets etc. En sens inverse, il a
t
propos
de sensibiliser les industriels par le biais d'un salon (et aussi l'imp
t ci-dessus).
4- Financement "troisi
me voie" : cas des fondations
Les craintes exprim
es sur le forum sont celles de l'ind
pendance des recherches dans le cadre d'un financement par fondation. La diff
rence entre les associations caritatives priv
es et une grande fondation publique a
t
mise en avant.
5- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Quelle reconnaissance du docteur dans les conventions collectives ?
Quelles incitations pour les entreprises pour investir en R&D ? Un imp
t (suppl
mentaire ou modifi
) serait-il int
ressant ?
Comment am
liorer la connaissance mutuelle de l'entreprise et des laboratoires ?
Probl
mes peu ou pas trait
s
Quelle reconnaissance du docteur dans les conventions collectives ?
Comment aider aux d
p
t de brevet avec des entreprises ?
Dans le cas de la mise sur pied d'une (de) grande(s) fondation(s), comment ne pas complexifier encore le syst
me ? Comment rendre ce financement p
renne ? Qui d
cidera des projets financ
s ? Quelle sera la transparence ? Ces financeurs pourront-ils
tre employeurs ?
Forum 3 : Palette d'emplois (CDD et CDI)
Coordinateurs : Hubert Hansen, Jean-Fran
ois Moyen et Jean-Fran
ois Vinuesa
Lasynth
se du forum jusqu'au 5 maides coordinateurs du forum est disponible sur le wiki, ainsi que le r
sum
des d
bats du 10 au 13 mai
Pour les versions postscript, voir la page wiki emplois
1- Sur la limite d'
ge
Cons
quences probables de sa suppression sans mesures d'accompagnement :
recul de l'
ge moyen de recrutement : concours MCF sans limite d'
ge : la moyenne est 33,6 ans en 2001 (maths/informatique, 30,7 ans; physique, 29,3 ans; chimie, 30 ans; biologie, 32,3 ans; lettres, 37 ans).
embauche de personnel sur-qualifi
en CR2 du fait du nombre
lev
de candidats en postdoc depuis longtemps ("concurrence d
loyale'' pour les plus jeunes et perp
tue la d
rive de l'
ge et de la sur-qualification).
risque de perte de tr
s bons candidats qui ne veulent pas attendre ("fuite des cerveaux'' vers l'
tranger ou vers d'autres carri
res)
Paup
risation :
tre embauch
apr
s 31 ans avec un salaire identique
celui pr
vu pour des gens
g
s de 27 ans.
d
valorisation des carri
res : recrutement CR2/MC2 tardif dit passages tardifs ensuite. Avec la p
nurie de postes, on obtient un ralentissement de la progression de la carri
re ("vitrification'' tuant l'attractivit
des carri
res).
Propositions et questions :
reconstruction de carri
re avec les responsabilit
s et salaires qui suivent et/ou n
gociations salariales. Quelles limites, avec qui n
gocier ?
conserver une limite d'
ge, ou la transformer en limite "th
se + x ann
es" ou "d
btut de th
se + x ann
es" (la deuxi
me solution ayant l'avantage d'
viter les d
rives de th
ses trop longues), et mettre en place un vrai recrutement CR1 (plus de postes entre autres)
travail plus en profondeur des recruteurs qui ne doivent pas se reposer uniquement sur une liste de publications. En particulier, noter que pour recruter le meilleur chercheur, la liste de publications n'est pas forc
ment adapt
e car elle s'allonge avec l'
ge, pas forc
ment la qualit
.
Palette d'emplois
tag
es avec plusieurs niveaux d'entr
e adapt
s aux
ges et aux comp
tences (rejoint les propositions 1 et 2)
2- Gestion de la carri
re
Plusieurs contributions ext
rieures
ce forum (par exemple DUNERF) proposent de r
server les postes permanents pour les chercheurs exp
riment
s par exemple, pour devenir chef d'
quipe. Cette id
e ne semble pas partag
e par les contributeurs de ce forum,
Outre les arguments que l'on entend souvent contre ce syst
me (difficult
en France d'avoir un logement ou un pr
t, une vie familiale, perte d'attractivit
des carri
res,ê recherche "zapping", choix de th
matiques peu risqu
es et
la mode, non suivi des exp
rience dans les
quipes etc.), il faut ce demander si un bon chercheur a naturellement vocation
devenir chef d'
quipe : le niveau scientifique ne d
pend pas de l'implication dans des fonctions manag
riales.
Il a
t
soulign
qu'il faut penser
la diversification des carri
res au sein des CDI publics, et am
liorer leur attractivit
en proc
dant
une reconstruction de carri
re
prendre en compte le parcours en France et hors de France lors de la reconstruction de carri
re
prendre en compte toutes les facettes de la palette d'emploi, recherche, enseignement, etc.
on pourrait aligner les modalit
s de reconstruction de carri
re sur ce qui se pratique au CNRS
La question des carri
res apr
s recrutement est trait
e plus en d
tail dans le forum 5
3- Commanditaire et statut unique
Probl
me de la dispersion des commanditaires : multiplication des normes d'
valuation et par cons
quent, des rapports
faire; des normes comptables; des sp
cificit
s administratives. Difficult
s d'obtenir des moyens du fait de leur dispersion.
D'o
quelques id
es :
unicit
de l'employeur (statut unique) de type d
concentr
s ou centralis
s.
simplification administrative par adoption de normes communes, suppression des redondances, d
l
gation
un m
me organisme.
L'id
e d'avoir un statut unique d'enseignant-chercheur a
t
discut
e : voir le paragraphe suivant.
Dans le cas de statuts diff
rents, comment am
liorer les relations et faciliter le travail en commun entre chercheurs et enseignants-chercheurs :
Participation a des groupes de travail commun, s
minaires, etc
Moins d'enseignement augmenterait la pr
sence effective des EC au labo
Donner une charge d'enseignement aux chercheurs purs, mais adapt
e, comme des cours magistraux en 2 et 3
me cycle universitaire.
4- CDI et CDD
Pour les participants au forum, le CDI indispensable pour les enseignants.
En ce qui concerne les chercheurs
temps plein, il a
t
voqu
la mise en place de CDD associ
s
des contrats de projet bien d
limit
s dans le temps (pourraient
tre aussi utilis
s pour permettre aux EC de faire de la recherche
temps plein pendant quelques ann
es. A moins que ce statut ne remplace m
me d
finitivement celui des chercheurs fonctionnaires : tous les permanents seraient EC, et ils ne seraient d
tach
s que temporairement pour faire de la recherche
temps plein). A noter que cette proposition est loin de faire l'unanimit
.
5- Faciliter la mobilit
dans le cadre d'un CDI
Remarque : on entend par CDI un emploi permanent. Dans le syst
me actuel, il s'agit d'un emploi de fonctionnaire. La mobilit
apr
s embauche donne une s
curit
qui n'est pas mauvaise et permet d'augmenter les comp
tences, l'ind
pendance et l'exp
rience. Elle permet aussi de choisir le moment et le lieu en accord avec son laboratoire d'affectation et suivant un v
ritable projet professionnel et scientifique.
Il s'agit de la faciliter car elle a certainement des avantages (nouvelles comp
tences, collaborations, contact avec appareils sp
cifiques, travail sur un nouveau terrain etc. ) :
Pour les MCF les mutations (mobilit
"d
finitive'') sont en fait un second recrutement. Cela rend difficile la possibilit
de bouger. Pour faciliter les mutations :
la d
caler des recrutements
diminuer le poids de la commission des sp
cialistes dans cette proc
dure
Elle doit aussi
tre facilit
e vers l'
tat, les collectivit
s territoriales. L'offre doit
tre centralis
e. Toujours pour faciliter ce genre de mobilit
, il faut harmoniser les grilles de salaires, une diff
rence de salaire pouvant induire des mouvements de personnels non pas vers les postes pour lequel on aurait une comp
tence vers ceux pour lequel on aurait un int
r
t.
Il faut que cela soit fait par choix (en particulier car cela peut
tre un choix familial d
licat)
6- Les enseignants-chercheurs
Les m
tiers de chercheur et d'enseignant-chercheur (EC) se sont diversifi
s. Dans le cas particulier des EC, il s'agit de cumuler enseignement, recherche et t
ches administratives/management/gestion. Cette accumulation de charges dans un contexte de massification de l'enseignement sup
rieur conduit
:
un probl
me de surcharge d'enseignement des EC et de sous-encadrement des
tudiants.
un recours aux PRAG (enseignant du secondaire en universit
) qui s'intensifie (30% des heures statutaires)
Il y a une v
ritable demande de baisser la charge d'enseignements des EC, selon plusieurs pistes :
Moins d'heures donn
es aux
tudiants, et plus de travail personnel. Mais il a
t
soulign
que le travail personnel ne peut
tre profitable que fortement encadr
, et qu'il n'est pas certain que cela permette r
ellement des
conomies d'heures d'enseignement.
Baisser les effectifs dans les fili
res o
il y a peu de recherche et peu de d
bouch
s
Faire un statut unique d'enseignant-chercheur : mais il y a environ 20000 chercheurs EPST contre 80000
quivalent MCF. C'est donc insuffisant
Recourir aux
tudiants de troisi
me cycle (assistants), mais il n'est pas envisageable que les enseignements reposent trop sur eux (grande volatilit
de cette population, et non suivi sur le moyen et long terme)
Encadrement de petits groupes de travail sur des manips de recherche par des th
sards
Augmenter le nombre des enseignants
temps plein (enseignants du sup
rieur (ES))
Par ailleurs, une v
ritable demande de valorisation de l'enseignement a
t
exprim
e :
introduire une
valuation juste de l'enseignement, des primes et des prix. Prendre en compte les publis et livre d'enseignement.
une
valuation positive de l'enseignement doit permettre un avancement de la carri
re au m
me titre qu'une bonne recherche
r
duire les charges d'enseignement pour permettre de mieux les pr
parer
7- Enseignants
temps plein
On parle ici d'ES qui ne sont pas forc
ment agr
g
s ou certifi
s (un statut qui n'existe pas encore, mais qui serait donc diff
rent de celui des PRAG et PRCE). Arguments en faveur de la cr
ation d'un tel statut :
reconversion possible pour les EC las de la recherche
permettent de d
charger les EC des enseignements les plus basiques.
offre une possibilit
d'avancement/reconversion aux enseignants du secondaire.
volution ES -> EC possible si on associe effectivement l'ES
la recherche
nouveau d
bouch
pour les docteurs (mais serait-ce au prix de postes de MC en moins ?)
Arguments contre les ES
peut
tre dommageable aux petits labos des petites universit
s si elle peut fonctionner uniquement sur les ES
d
valorisation du doctorat si ce statut est ouvert identiquement aux docteurs et agr
g
s.
besoin de garder un contact avec la recherche et l'innovation
Pour ce dernier probl
me, des moyens d' assurer le contact des ES avec la recherche ont
t
examin
s :
demander pour le recrutement une exp
rience de recherche
statut d'
quipes p
dagogiques + proximit
g
ographique. Mais en SHS, les moyens sont d
j
insuffisants pour les chercheurs, comment alors associer les ES ?
volution de l'enseignement du Deug vers la ma
trise si les comp
tencesê de recherche le justifient.
En marge de cette discussion, un d
bat s'est lanc
sur la s
lection
l'universit
et les fili
res courtes. Cette discussion a
t
replac
e dans le forum "missions".
8- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Quel dispositif pour remplacer la limite d'
ge ?
Faut-il un statut unique d'enseignant chercheur ?
Peut-on envisager un syst
me de CDD pour les chercheurs
temps plein ?
Comment diminuer la charge d'enseignement des EC ? Faut-il des ES (Enseignants du Sup
rieur, enseignants
temps plein) ? Si oui, dans quelles proportions, et comment ne pas couper l'enseignement de la recherche ?
Probl
mes peu ou pas trait
s
Faut-il un employeur unique ?
Si l'on garde deux statuts s
par
s, comment favoriser les passages chercheur
temps plein / enseignant-chercheur
Quelle palette d'emploi pour la carri
re (voir la proposition Degiovanni-Legrand) ?
Forum 4 : Recrutement dans la recherche publique et l'enseignement sup
rieur
Coordinateurs : C
dric Bes et Nicolas Saettel
Pas de synth
se encore disponible :
venir
1- La proc
dure de recrutement
Les auditions telles qu'elles sont pratiqu
es actuellement au CNRS et dans la plupart des EPST sont aberrantes. Du fait de l'obligation d'auditionner tous les candidats, elles sont beaucoup trop courtes, ce qui conduit
une v
ritable loterie. Par ailleurs, les candidats, qui sont oblig
s de payer leur voyage, sont pr
venus trop tardivement. Un consensus se d
gage pour dire (pour les EPST comme pour les universit
s) :
qu'il vaut mieux faire une pr
s
lection sur dossier, afin de prendre le temps d'interroger les candidats, et de pouvoir pr
voir une aide financi
re.
qu'il faut plus de temps pour contacter les laboratoires, donc plus de temps entre l'annonce des postes et le d
p
t des dossiers
qu'on sache au moins un mois avant qu'on est auditionn
, histoire de pouvoir s'organiser et avoir un billet moins cher (pour ceux qui sont
l'autre bout du monde)
qu'il y ait un remboursement au moins partiel des frais des candidats auditionn
s, et
ventuellement une aide en "nature" comme le logement
Ceci implique qu'il y ait une r
flexion sur :
le temps que doit durer une audition (il pourrait y avoir un intervalle laiss
la libre appr
ciation des sections, mais il faut un "plancher")
le nombre maximum de candidat pour un poste, afin que le jury ait le temps d'auditionner plus longuement.
une grille publique de crit
res pour l'admissibilit
tre auditionn
Probl
mes soulev
s, qui n'ont pas conduit au consensus :
date des concours : on peut consid
rer qu'ils sont trop t
t (date limite d'envoi des dossiers au CNRS : le 16 janvier), quand on sait que la majorit
des th
ses est soutenue
l'automne. Ca implique quasi-obligatoirement d'attendre un an (prise contact avec de nouveaux labos, valorisation du d
but du post-doc, ou les publis de bout de th
se etc.). Bref,
a pousse
l'ann
e suppl
mentaire de pos-doc.
mais d'autres pr
conisent d'aller plus loin et de supprimer ces concours centralis
s sur une p
riode de l'ann
e. Les postes seraient d
bloqu
s tout au long de l'ann
e, suivant les besoins des organismes.
Par ailleurs, il y a une grande demande de transparence. Il faudrait au minimum :
qu'on ait une grille publique de crit
res du classement final
que le rapport soit envoy
aux candidats, avec une appr
ciation pour chacun des crit
res. Certains ont demand
que ces rapports soient publics, mais cette proposition est loin de faire l'unanimit
. Par ailleurs, il a
t
soulign
que ces rapports
taient de toute fa
on rarement m
chants, et n'apporteraient pas grand chose aux candidats. Certains ont m
me demand
des notes.
Au niveau de l'universit
, il n'y a pas de consensus sur l'utilit
du CNU. Il semble cependant que le nombre de dossiers rejet
s pour insuffisance ou fraude soit assez
lev
, ce qui
vite donc un engorgement des universit
s. Mais il serait souhaitable que les commissions du CNU soient plus transparentes, en rendant publics leurs crit
res et la proportion de qualifi
s.
Pour le CNRS, il est propos
de d
coupler le concours en un entretien scientifique et une n
gociation sur projet et moyens d'action (proposition Degiovanni-Legrand)
2- Postes fl
ch
s et non fl
ch
s
Peut-on imaginer que les postes fl
ch
s soient uniquement des CDD (projet en temps limit
), et que les CDI soient uniquement sur projet du candidat ?
La notion de postes fl
ch
s est cependant remise en cause par certains. Il n'y a pas de consensus
ce sujet, qui demande plus de d
bat. Certains sugg
re qu'une voie m
diane existe entre "pas de profil" (l'institution n'
tant pas capable de d
terminer ses besoins prioritaires, ce qui ne facilite pas non plus la t
che du candidat qui ne sait pas o
il va, ni m
me s'il aura des moyens une fois recrut
) et un profil trop serr
(qui ne permet pas de recruter un bon candidat s'il ne correspond au profil).
3- Exp
rience et prise en compte des diff
rentes missions
Il y a un consensus pour demander une vraie reconnaissance de l'exp
rience ant
rieure (notamment reconnaissance d'une exp
rience dans le priv
, prise en compte de l'anciennet
pour les recrutement CDD), ce qui est plus ou moins fait au CNRS et totalement absent
l'universit
. Il s'agit d'
viter les recrutements en CR2 de personnes avec un dossier CR1 voire DR, surtout s'il n'y a plus de limite d'
ge.
Cette prise en compte de l'exp
rience doit permettre de recruter
plusieurs niveau, en tenant compte des diff
rentes missions (enseignement, transfert technologique, vulgarisation, administration).
Par ailleurs, la question des IR a
t
soulev
e : quelle est leur place aux cot
des CR ? Est-il vraiment pertinent d'avoir deux corps ?
4- Mobilit
Certains demandent une obligation de mobilit
. Mais il n'y a pas consensus. La notion de mobilit
n'est cependant pas tout-
-fait claire (il y a des mobilit
s g
ographiques,
l'
tranger ou en France, sur un m
me campus ou dans une autre ville, des mobilit
s th
matiques etc.) et beaucoup pr
conisent une forte incitation (en donnant un "malus" au recrutement local, sous la forme d'un co
t en personnel ou en dotation, par exemple en obligeant
un d
tachement pendant les 2 ans qui suivent le recrutement du candidat). Il est soulign
que la mobilit
peut se faire apr
s recrutement en CDI (voir le forum 3)
5- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Comment valoriser l'enseignement dans la proc
dure de recrutement des EC (et aussi les t
ches administratives, d'ailleurs) ?
Le d
roulement du concours lui-m
me : s
lection et contenu des dossiers de candidatures, nombre de candidats retenus pour les auditions, organisation g
ographique et temporelle des auditions (faut-il des ouvertures de postes toute l'ann
e ?)
Les instances de d
cisions : comment s'assurer de la visibilit
et lisibilit
des d
cisions, de "l'int
grit
" des comit
s de recrutement.
Faut-il des postes fl
ch
s, si oui, pour qui et dans quelles proportions ?
Quel r
le pour le CNU ? Faut-il laisser encore plus d'autonomie aux universit
s ?
Faut-il revoir le corps des ing
nieurs (le grade d'IR
tant peu lisible par rapport au corps des chercheurs) ?
Probl
mes peu ou pas trait
s
Faut-il un employeur unique ?
Doit-on introduire d'autres comp
tences que la recherche pour le recrutement de CR ou pour celui de DR ? Si oui, comment, sur quelle grille, avec quelles priorit
s ?
Comment prendre en compte l'ad
quation entre le candidat recrut
et la structure d'accueil ?
Comment int
grer le projet de recherche/d'enseignement dans le cadre de l'universit
/du laboratoire d'accueil, dans le contexte scientifique international ? Faut-il une "n
gociation de moyens", en d
couplant l'entretien scientifique de l'entretien d'embauche (proposition Degiovanni-Legrand) ?
Faut-il d
centraliser le recrutement des EPST (recrutement r
gional) ?
Forum 5 : Missions,
valuation et carri
res des chercheurs / enseignants-chercheurs
Coordinateurs : Sophie Leguedois, Etienne Herzog et Val
rie Brun
La synth
se du forum jusqu'au 15 mai des coordinateurs du forum est disponible sur le wiki
Certaines probl
matiques soulev
es dans le d
bat sont li
es aux questions suivantes, trait
es dans les forums 3 et 4 :
Faut-il un statut unique enseignant-chercheur (EC) ?
Faut-il des enseignants purs dans l'enseignement sup
rieur ?
Faut-il des CDD de chercheurs (C) / EC ?
Quelles missions pour quel grade (IR, CR / MCF, DR/Pr) ? Les discussions qui ont port
sur ce sujet ont montr
qu'il y avait un besoin de clarification sur la r
partition des fonctions de l'ensemble du personnel de la recherche (technicien, ing
nieur).
1- Les missions des C/EC
L'objectif de ce paragraphe n'est pas faire une liste exhaustive des missions des C/EC plut
t d'
tre le reflet des discussions qui ont eu lieu.
La recherche : elle a
t
reconnue comme
tant la mission de base. Cependant que devient-il de cette mission principale si on admet les possibilit
s d'
volution de carri
re vers de l'enseignement ou de l'administratif pur ?
L'enseignement : les opinions sont partag
es sur le fait de mettre l'enseignement comme une mission de base du C/EC (voir le d
bat sur le statut unique EC, forum 3).
La gestion de la recherche (le management) : Quelles sont les t
ches qui correspondent
cette mission ? A priori, selon les intervenants, cette mission recouvre uniquement l'encadrement administratif (direction d'
quipe, recherche de financement...) ou l'encadrement administratif plus la direction de la recherche (encadrement de doctorants et post-doctorants, animation scientifique).
Conception / invention de nouvelles techniques ou technologies : en compl
ment
la mission de d
veloppement de ces technologies qui serait confi
aux ing
nieurs.
La vulgarisation scientifique, et plus g
n
ralement, la valorisation des recherche vers la soci
t
(cf forum 6)
2- L'articulation des missions
Un consensus est apparu sur :
la n
cessit
de la r
partition des missions entre les individus, chacun ne pouvant assumer
lui seul toutes les t
ches
l'imp
ratif d'une possibilit
d'
volution des missions au cours de la carri
re.
Les d
bats ont donc port
sur le syst
me de distribution des missions et le contr
le de la carri
re du C/EC. Deux àêcourants de pens
e å g
n
raux sont apparus sur ce sujet avec, pour caricaturer, d'un c
t
les tenants d'une distribution des missions cadr
e par les structures et, de l'autre, les pros libert
individuelle qui souhaitent que le choix soit laiss
la discr
tion du C/EC. Suite aux
changes, les points suivants sont apparus :
n
cessit
d'une certaine souplesse dans la d
finition des missions (il serait absurde de forcer des personnes incomp
tentes ou d
motiv
es
r
aliser certaines missions, alors que leur nombre et leur diversit
devraient permettre d'avoir des carri
res diff
rentes adapt
es
la fois aux besoins et aux personnes)
mais obligation d'avoir un contr
le sur la r
partition / attribution des missions afin que tous les besoin de l'institution soient satisfaits.
Une troisi
me voie a
t
propos
e avec les à contrats de mission å. Dans ce syst
me, le C/EC d
finirait avec son laboratoire / d
partement / universit
son programme pour les ann
es
venir, aux vues des besoins de l'institution et de ses souhaits.
3- L'
valuation
Pour tous les intervenants l'
valuation semble indispensable. Il est clairement apparu dans les d
bats que les choix qui seront faits en terme de statut des C/EC conditionneront les domaines dans qui seront
valu
s (inutilit
d'
valuer des chercheurs à purs å sur l'enseignement par exemple).
Certains intervenants proposent une
valuation tourn
e essentiellement vers la productivit
scientifique et plus particuli
rement les publications. N
anmoins nombreux sont ceux qui sugg
rent d'
valuer l'ensemble des missions des C/EC, notamment l'
valuation de l'enseignement a
t
tr
s largement
voqu
e pour les EC. Le choix des missions
valuer est
mettre en correspondance avec le syst
me d'attribution des missions.
Pour l'
valuation de la productivit
scientifique, la pertinence des m
thodes publim
triques a
t
d
battue. Certains avancent qu'il s'agit d'une m
thode quantitative et
prouv
e dans certains domaines. D'autres s'interrogent sur l'int
r
t de cette m
thode dans des disciplines comme l'informatique et les SHS.
Pour des missions comme l'enseignement, l'encadrement ou la gestion plusieurs intervenants ont
voqu
l'int
r
t de la prise en compte de l'avis des personnes avec lesquelles le C/EC travaille ou a travaill
(
tudiants, inf
rieurs hi
rarchiques, doctorants, post-doctorants).
Pour encourager des proc
dures d'
valuation plus justes et moins opaques il a
t
propos
de prendre en compte le cadre administratif (faire en sorte que l'administration soit au service de la recherche et non l'inverse) et de rendre publics les crit
res d'
valuation.
4- Les retours de l'
valuation sur la carri
re
Pour les intervenants, il semble n
cessaire que l'
valuation ait une influence sur le d
roulement de carri
re des C/EC. Certains sugg
rent que les retours soient
la fois positifs et n
gatifs. D'autres pensent qu'il n'y a pas besoin de r
trogradation et qu'un syst
me permettant de bloquer l'avancement, combin
des primes, serait persuasif.
Les param
tres sur lesquels il a
t
propos
de jouer sont : la salaire, les primes, les moyens de travail, la capacit
d'encadrement des
tudiants et des doctorants, le changement d'affectation et le poste (si l'
valuation est vraiment trop mauvaise, le C/EC est licenci
).
Il a aussi
t
propos
ê d'utiliser la p
riode de stage pour faire une v
ritable
valuation du recrut
avant titularisation. Un possibilit
de licenciement apr
s plusieurs
valuation n
gatives et des refus de r
orientation a aussi
t
voqu
e (avec la question de la possibilit
de telles mesures dans le cadre du fonctionnariat : faut-il avoir des CDI de droit priv
?)
5- Mission de l'universit
vis-
-vis des
tudiants
En marge de ce d
bat, une discussion a port
sur l'organisation de l'universit
par rapport aux
tudiants, notamment du fait du manque d'enseignants dans certaines disciplines. Plusieurs points de vue ont
t
exprim
s :
S
lectionner les
tudiants comme dans la plupart des pays
trangers (et comme dans les
coles d'ing
nieurs)
Accepter tout le monde mais repenser les premi
res ann
es de la fac, en particulier, par exemple en consid
rant les premi
res ann
es
la fac comme une remise a niveau +ê orientation
Un examen en d
but d'ann
e permettant d
j
de s
lectionner les
tudiants, ou au moins de les conseiller/orienter et de cr
er un semestre de rattrapage/pr
paratoire, sp
cialement encadr
pour les
tudiants qui ne sont pas au niveau
Augmenter et revaloriser les fili
res courtes professionalisantes, et
galement les revaloriser des le coll
ge. Pour l'universit
, augmenter le nombre de place en BTS, IUT, IUP.
Revoir l'orientation d
s le lyc
e (mais cel
sort du cadre de ce d
bat).
6- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
L'enseignement est-il une "mission de base" au m
me titre que la recherche ? Si oui, peut-on avoir des chercheurs purs ?
Comment attribuer les missions
la vue des comp
tences de chacun, tout en faisant en sorte que les besoins de l'institution soient couverts ?
Comment valoriser les missions d'enseignement, d'administration et de valorisation ?
Quel retour d'
valuation ? Carotte ou b
ton ?
Probl
mes peu ou pas trait
s
Comment faciliter le transfert technologique ? (voir aussi le forum 2)
Comment utiliser les
valuation pour g
rer des r
orientation de carri
res ? Notamment, comment favoriser les passerelles au sein du public ?
Forum 6 : Recherche et soci
t
: r
le et missions
Coordinateurs : Florence Lelait, Nicolas Garnier
La synth
se du forum jusqu'au 12 mai des coordinateurs du forum est disponible sur le wiki
1- Utilit
sociale de la science
Le scientifique
tudie la r
alit
, cherche
l'expliquer, propose mod
les et th
ories. Il faut pr
server son ind
pendance vis-
-vis des politiques et des commerciaux susceptibles de prendre de mauvaises d
cisions quant
l'utilisation des d
couvertes scientifiques (ex. fabriquer une bombe, utiliser des additifs alimentaires dont les effets sont encore mal
tudi
s).
Comment pr
server cette ind
pendance ?
mettre en place un "conseil scientifique" ind
pendant sur le mod
le du conseil constitutionnel (mandat non renouvelable, non cumulable avec d'autres fonctions ...) qui aurait une autorit
morale,
am
liorer la formation des journalistes scientifiques,
am
liorer la formation scientifique des commerciaux,
am
liorer la formation des profs d'histoire et de philo,
augmenter les pouvoirs, en termes de moyens humains, des agences d
j
existantes pour contr
ler la qualit
de lôalimentation, la transparence
tous les niveaux, etc.
lire la direction du CNRS en interne et non la nommer,
trouver un m
canisme pour que les financements priv
s ne menacent pas l'impartialit
des r
sultats
2- Rentabilit
de la science
La rentabilit
des sciences dites dures est rarement mise en cause de front par ses retomb
es en recherche et d
veloppement (brevets, collaborations avec l'industrie,...).
Les SHS ne d
posent pas de brevet et ne sont peut-
tre pas rentables imm
diatement, mais elles ont un int
r
t culturel ind
niable (production de livres, de documentaires).
Le travail des chercheurs joue un r
le dans les choix de la soci
t
du fait des connaissances sp
cifiques impliqu
es et par les propositions d'orientations ou solutions qu'il apporte.
3- Comment d
velopper la culture scientifique (au sens large : sciences dures et douces)
Doit-on distinguer communication et vulgarisation ?
êê ê- communication: pr
sentation des travaux scientifiques, du travail effectu
dans les laboratoires et les universit
s
êê ê- vulgarisation: permettre aux gens de mieux comprendre la teneur des travaux scientifiques.
La vulgarisation est n
cessaire car elle est un moyen de
sortir les scientifiques de leur tour d'ivoire et de les mettre en contact avec le monde r
el,
Mieux informer les citoyens de la r
alit
du travail scientifique (qui seront alors
m
me de mieux soutenir la recherche scientifique) et modifier l'image de la science dans le grand public,
montrer
tous, citoyens et hommes politiques, que les scientifiques sont utiles,
veiller la curiosit
des simples citoyens et susciter des vocations,
montrer que la science n'est pas n
cessairement dangereuse, êêê
liminer les clich
s sur la science: pas de reportages sans blouse blanche et paillasse.
Mais qui doit vulgariser la science?
C'est aussi le travail du journaliste, dont il faudrait par ailleurs am
liorer la formation. Probl
me de temps pour le chercheur, et parfois d'int
r
t : la vulgarisation doit
tre encourag
e, valoris
e, mais pas
tre obligatoire.
Il existe d
j
des op
rations de communication
destination du grand public: journ
es des sciences, f
te de la science, journ
es portes ouvertes, r
ponses aux journalistes ...
Probl
mes:
aux cours des derni
res ann
es, l'enseignement des sciences aux coll
ges ou en primaire n'a pas cess
d'
tre r
duit
les journ
es de la f
te de la science occupent moins de place dans les journaux t
l
vis
s que les journ
es du patrimoine et probablement encore moins que la m
t
o : quel est leur impact r
el ?
mauvaise repr
sentation de la recherche scientifique dans les m
dias t
l
vis
s
ë
ce propos, une note particuli
re au sujet des nombreux amateurs non chercheurs de certaines disciplines peu rentables ou de terrain (ornithologie, arch
ologie, zoologie, botanique, travaux essentiellement livresques, ...)
Un danger est que le d
veloppement de ce statut d'amateur a r
duit le nombre de chercheurs dans ces disciplines. Si la science se veut comp
titive, il faut pourtant des chercheurs professionnels et non des amateurs.
Une cible privil
gi
e de la communication scientifique des universit
s est cependant constitu
e de ces amateurs.
Ils peuvent de plus jouer un r
le d
terminant dans les choix scientifiques de la soci
t
du fait de leurs connaissances sp
cifiques.
Diff
rentes propositions ont
t
formul
es :
rendre accessible gratuitement les publications des chercheurs = rendre au contribuable ce qu'il a financ
.
r
habiliter la th
se comme publication (publication
lectronique, indexation facilement accessible au grand public).
utiliser les soci
t
s savantes
am
liorer les manuels scolaires mal con
us, parfois erron
s et impos
s d'en haut
privil
gier lôouverture d'esprit des
tudiants par plus de modules "hors fili
res": humanit
s pour les scientifiques, sciences dures pour les litt
raires. Mais ces modules hors fili
res ne doivent pas
tre mis en place aux d
pens de l'enseignement disciplinaire fondamental, ce qui est le cas actuellement dans le sch
ma LMD
un moment o
les
tudiants ont besoin au contraire d'
tre plus encadr
s.
doter les organismes de recherche (ex. CNRS) d'un service de presse puissant permettant de fournir informations et avis rapidement en cas d'urgence m
diatique.
les universit
s doivent syst
matiser l'ouverture de leur
tablissement sur la ville et la r
gion dans lesquelles elles sont implant
es:
cycles de conf
rences (cf. mod
le de l'Universit
de tous les savoirs) :
clectiques ou th
matiques (appel d'offres lanc
aux enseignants chaque ann
e, conf
rence int
gr
e au service statutaire)
publication de manuels scolaires et/ou universitaires, c
d
roms, films scientifiques: consid
r
s comme publications) dans la carri
re des enseignants-chercheurs, valorisation des travaux de vulgarisation (formation continue professeurs du secondaire,
rendre les colloques, les expositions et les conf
rences gratuites: faire de l'universit
un lieu ouvert.
des reportages intelligents sur les grandes d
couvertes scientifiques du si
cle dernier
encourager les collaborations entre les journalistes et les scientifiques
4- Recherche et choix de soci
t
Comp
tition et collaboration internationales existent d
j
et fonctionnent plut
t bien : mixer les deux est profitable
la science. Europe ne veut pas dire uniformisation.
Qui doit d
finir les grands enjeux scientifiques(scientifiques eux-m
mes, politiques, etc.) ?
Les avis sont partag
s sur ce sujet. D'une part les politiques ne sont pas
m
me de d
finir les grandes orientations scientifiques dans la mesure o
êê ê- ils nôont aucune comp
tence scientifique.
êê ê- ils seraient peut-
tre tent
s de privil
gier les sujets
la mode.
Mais les politiques repr
sentant la soci
t
, ils devraient choisir les grandes orientations.
La soci
t
ne peut pas d
cider a priori des futures
volutions scientifiques, mais c'est le contraire: les avanc
es scientifiques et techniques d
terminent a posteriori l'
volution de la soci
t
. Les recherches scientifiques peuvent
tre ralenties pour des raisons
thiques par exemple, mais elles ne peuvent
tre r
ellement contr
l
es.
On doit sans doute d
finir des axes prioritaires Les d
cisions doivent
tre prises au niveau europ
en et environ 50 % des projets
ce niveau aussi. Car il faut laisser de la place aux petits projets "marginaux" mais "innovants", pas "
la mode" et qui sont de courte ou de longue dur
e.
5- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Comment favoriser le dialogue entre journalistes scientifiques et chercheurs ?
Comment promouvoir les recherches non-rentables (notamment en SHS, mais aussi la recherche fondamentale en sciences dures) ?
Comment d
velopper l'int
r
t du grand public, renforcer la visibilit
d'action comme la f
te de la science etc?
Probl
mes peu ou pas trait
s
les scientifiques doivent-ils d
cider en consultant des politiques ou les politiques doivent-ils faire ces choix apr
s avoir consult
les scientifiques?
quel r
le pour les citoyens (voir les d
bats organis
s autour de grandes questions
thiques) ?
Comment donner une place aux amateurs sans mettre en danger la recherche professionnelle ?
Forum 7 : Structures de la recherche et espace europ
en
Coordinateurs :
Yohann Rotureau, Myriam Arcangeli et Jean-Fran
ois Moyen
La synth
se du forum jusqu'au 13 mai des coordinateurs du forum est disponible sur le wiki
1- Taille des structures de recherche
Il existe une à masse critique å en dessous de laquelle il est impossible de faire de la recherche. La taille de la masse critique varie avec les disciplines : par exemple, celles qui ne reposent pas sur des moyens techniques lourds peuvent travailler en r
seau national ou international. Les grosses structures favorisent l'enfermement disciplinaire, th
orique, m
thodologique, etc, mais elles permettent de mettre les moyens techniques lourds en commun.
Il y a cependant consensus pour dire que cr
er des à p
les d'excellence å de toute pi
ce n'est ni possible ni souhaitable, carê :
l'excellence scientifique ne se d
cide pas a priori, mais existe a posteriori et gr
ce a l'
valuation des r
sultats
l'excellence n'est pas stable
m
me les chercheurs nob
lisable ne sont pas bons en tout et ont besoin des comp
tences et de l'aide d'autres chercheurs qui n'ont pas autant de reconnaissance professionnelle
concentrer moyens et personnels ne suffit pas
cr
er l'excellence.
un label à p
les d'excellence å
vie pour tel ou tel site pourrait
tre d
tourn
par les mandarins pour court-circuiter l'
valuation et tuerait une comp
tition saine entre les labos pour se rendre attractif aux chercheurs.
2- Faut-il tous les domaines dans tous les pays ?
Oui. Cependant, toutes les th
matiques ne peuvent
videmment pas
tre pr
sentes partout, et chaque pays a ses sp
cialit
s. Mais s
lection naturelle plus
valuation feront le tri.
3- Taille des structures de l'enseignement sup
rieur et am
nagement du territoire
êLes campus de proximit
r
solvent les probl
mes de transport, logement, budget
tudiant et permettent l'acc
s aux
tudes
un plus grand nombre.
offrent une meilleure qualit
de vie
d
sengorgent les campus historiques satur
s
facilitent les relations avec le tissu
conomique et social local, r
pondent
la volont
de prestige ou aux besoins des collectivit
s locales, soutiennent
conomiquement les r
gions en difficult
etc
Par contre,
ils n'encouragent pas les
tudiants
construire un vrai projet professionnel
ils rompent souvent le lien entre enseignement et recherche qui est la sp
cificit
de l'universit
Si l'on admet que les campus locaux n'atteignent pas la à masse critique å n
cessaire pour faire de la recherche, ils contribuent
cr
er un enseignement sup
rieur
deux vitesses avec deux cat
gories d'enseignants, ceux qui font de la recherche et ceux qui n'en font pas, et des dipl
mes in
gaux en prestige et qualit
.
Que faire des structures locales existantes ?
fermer progressivement celles qui n'ont vraiment pas la taille suffisante ?
scinder les premiers cycles du reste de l'enseignement et leur r
server l'enseignement des DEUG et Licence ?
fragmenter l'enseignement spatialement et par disciplines : cr
er un r
seau de petits sites sp
cialis
s par disciplines, pour permettre la recherche dans les campus de proximit
?
A l'issue des d
bats, aucune solution satisfaisante n'a
merg
.
Le consensus g
n
ral en mati
re d'enseignement sup
rieur est de cr
er un syst
me qui puisse offrir des alternatives aux diff
rents besoins des
tudiants.
Il y aussi consensus sur la n
cessit
de renforcer l'accompagnement et le suivi des
tudiants de premier cycle et de leur proposer un projet professionnel personnalis
. Quant aux moyens de le faire, certains conseillent d'
viter le mod
le actuel des centres d'orientations, car ils sont trop d
connect
s de la r
alit
du monde du travail.
4- Questions en suspens
Probl
mes en d
bat
Comment cr
er les structures adapt
es
chaque contexte (disciplinaire et r
gional) ?
L'int
r
t des
tudiants r
side-t-il dans les campus de proximit
ou dans la cr
ation de gros centres ? Est-il incompatible avec les besoins des chercheurs ?
Comment faire
voluer les structures existantes pour les adapter aux besoins (une fois ceux-ci d
finis) ?
Probl
mes peu ou pas trait
s
Peut-on soumettre l'int
r
t scientifique aux questions d'am
nagement du territoire ?
Comment harmoniser les syst
mes europ
ens ?
Doit-on avoir un institut europ
en (du type CNRS, Max-Planck) ? Ou une agence de moyens ?
Quelles structure d'
valuation pour les institutions ? Faut-il une
valuation europ
enne ? Si oui, comment l'articuler avec les structures nationales ?
Quelles relations entre les instituts de recherche et les universit
s ?
Liste des acronymes
Une liste d'acronyme est en cours de r
daction sur le wiki. Voici la liste d'abr
viations utilis
es dans cette synth
se :
CLoEG : Comit
Local des Etats G
n
raux
CNU : Conseil National des Universit
s. Donne (ou non) la qualification, premi
re
tape n
cessaire pour pouvoir postuler aux postes de ma
tres de conf
rences
DS : Direction scientifique (il y en a 7 au CNRS)
EC : Enseignant-Chercheur (titulaire, ma
tre de conf
rences ou professeur)
EPIC : Etablissement Public
caract
re Industriel et Commercial (Onera, CEA, etc.). Le personnel permanent a un statut de CDI de droit priv
EPST : Etablissement Public
caract
re Scientifique et Technique (CNRS, INRA, INRIA, INSERM, etc.). Le personnel permanent a un statut de fonctionnaire
ES : Enseignant du Sup
rieur, c'est-
-dire enseignant
temps plein (ce que sont actuellement les PRAG ou les PRCE, mais c'est une r
flexion autour d'un statut diff
rent).
MC : Ma
tre de Conf
rences
PRAG : PRofesseur AGr
g
, d
tach
l'universit
(service de 384 heures
quivalent TD, soit deux fois celui d'un EC)
PRCE : PRofesseur Certifi
, d
tach
l'universit
(service de 384 heures
quivalent TD, soit deux fois celui d'un EC)
SHS : Sciences Humaines et Sociales (en gros, les DS 6 et 7 du CNRS)
Liste des URL
Site jeunes chercheurs : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/
Liste des acronymes : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/documents/Acronymes/
Forum 1 :
êsynth
se du 12 mai : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/wiki/Doctorat/synthese1204/document_view
rapport de la CJC sur les conditions de travail ill
gales des jeunes chercheurs http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/documents/rapports/rapport-travail-illegal.pdf/view
Forum 2 :
l'insertion des docteurs dans le priv
: http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/documents/contributions/Docteurs-industrie-lyon.pdf/view/
Forum 3 :
synth
se du forum jusqu'au 5 mai: http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/admin/wiki/PaletteEmplois/synthese0504/view
êr
sum
des d
bats du 10 au 13 mai : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/wiki/PaletteEmplois/syntheseatelier13mai/view
êpage wiki emplois : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/wiki/PaletteEmplois/
rapport DUNERF : http://etats-generaux.jeunes-chercheurs.org/documents/projets/dunerf.pdf/view
Forum 4 :
proposition Degiovanni-Legrand : http://guilde.jeunes-chercheurs.org/Reflexions/Idees/synthes |